Renaud Muselier clôt sa dernière plénière en tant que président de la Région Provence-Alpes-Côte d’Azur
Renaud Muselier a tenu sa dernière assemblée plénière en tant que président de la Région Provence-Alpes-Côte d’Azur, marquant ainsi la fin d’un mandat de dix ans. Lors de cette session, qui a duré cinq heures, il a échangé avec les élus, notamment en répondant aux critiques de l’opposition du Rassemblement national. L’émotion était palpable, surtout après l’intervention de Pierre-Paul Leonelli, président du groupe Notre Région d’Abord, qui a salué les réalisations de Muselier.
Ce dernier, visiblement touché, a déclaré : « Merci pour ces dix ans. Je me suis régalé. C’est dur, c’est épuisant de se réveiller tous les matins en se demandant si les trains roulent, s’il y a eu un assassinat, s’il y a eu une attaque, si une entreprise va fermer. […] Jamais je ne me plains car on n’a pas le droit de se plaindre. » Ces mots ont été accueillis par une standing ovation.
Parmi les sujets discutés, l’affaire Lyhanna, tragédie qui a secoué le pays, a été abordée. Le conseil régional a décidé de mettre en place une vérification annuelle obligatoire des casiers judiciaires des agents affectés dans les lycées, en réponse à cette affaire. De plus, il a été convenu de demander à l’État une évolution du cadre légal pour mieux protéger les mineurs.
La région a également évoqué la canicule actuelle et son plan d’adaptation au changement climatique. Ce plan inclut des mes telles que l’installation de fontaines à eau dans les gares et la distribution de 5 000 gourdes et autres accessoires pour aider les usagers pendant les épisodes de chaleur.
Concernant la climatisation dans les lycées, la majorité a souligné que son installation coûterait plus de 400 millions d’euros. D’autres solutions d’adaptation ont été suggérées, mais ont suscité des débats, notamment sur l’impact environnemental de la climatisation.
En matière de sécurité, la région a adopté un plan « zéro impunité dans nos transports », comprenant 23 mes pour renforcer la sécurité dans les trains, notamment en réponse à la persistance des violences sexuelles et sexistes.
Ces décisions et réflexions soulignent les défis auxquels la région fait face, tant sur le plan sécuritaire qu’environnemental, tout en mettant en avant l’engagement de Muselier pour sa région.
Source : Nice Matin
