La présidente de l’association « Face à l’inceste » Solène Podevin-Favre lors d’une audition de la Commission indépendante sur l’inceste et les violences sexuelles faites aux enfants à l’Assemblée nationale à Paris, le 19 mai 2025.
C’est une décision de justice rarissime : la relaxe d’une mère, poursuivie pour non-présentation de l’enfant à son ex-mari, visé par une plainte pour inceste. En juin dernier, la 26ème chambre du tribunal correctionnel de Paris a estimé que le choix de la mère était justifié par un « état de nécessité ». L’affaire a été révélée le 17 août dans les colonnes du « Parisien ». Depuis 2024, cette quadragénaire parisienne a refusé à plusieurs reprises de présenter son fils, alors âgé de 3 ans, à son père, après que l’enfant a dénoncé des violences sexuelles exercées sur lui par son père. Une plainte pour viol a été déposée en février 2024 et un examen médico-légal a révélé une cicatrice d’origine traumatique près de l’anus.
La décision du tribunal est exceptionnelle, car c’est l’une des premières fois que, dans une telle affaire, le « parent protecteur » n’est pas condamné pour manquement à son devoir de présentation de l’enfant, comme l’exige le jugement de divorce.
Source : « Le Parisien ».



