Xenia Fedorova : le recours de la chroniqueuse russe contre son arrêté d’expulsion rejeté par la justice
Le tribunal administratif de Paris a rejeté, lundi 3 août, le recours en référé-liberté de Xenia Fedorova, ancienne dirigeante de RT France, contre son expulsion du territoire français et le gel de ses avoirs. Faute de pouvoir démontrer une « extrême urgence », la décision a été prise après que Fedorova a été notifiée, mercredi dernier, d’un arrêté d’expulsion ministériel pour un comportement jugé « portant atteinte aux intérêts fondamentaux de l’État ».
Depuis le 29 juillet, Fedorova est assignée à résidence et n’a pas pu justifier « un besoin de sortir du territoire parisien ». Le tribunal a noté qu’elle s’est limitée à indiquer que l’obligation de pointage lui causait « une gêne », sans fournir de précisions. Le juge a donc estimé que la condition d’extrême urgence n’était pas remplie.
L’avocat de Fedorova, Me Emmanuel Piwnica, a précisé que sa cliente était déjà à l’étranger lors de l’annonce des mes et qu’elle ne prévoyait de revenir en France qu’une fois l’arrêté d’expulsion suspendu ou annulé.
Contexte factuel
L’arrêté d’expulsion met en avant le rôle de Fedorova dans la diffusion de « narratifs » considérés comme des campagnes de désinformation orchestrées par les autorités russes, visant à « déstabiliser l’ordre public ». En parallèle, le gouvernement a gelé pour six mois ses avoirs afin de prévenir « de nouveaux actes d’ingérence », selon le ministère de l’Économie et des Finances.
Fedorova a réagi sur les réseaux sociaux en dénonçant une « pression politique » visant à cenr des opinions divergentes et évoqué un climat de « russophobie publiquement admise ».
Conséquence directe
Le tribunal a souligné que le rejet du recours ne l’empêche pas de saisir à nouveau le juge des référés libertés en précisant sa situation, ni de faire appel au juge des référés suspension. L’avocat a affirmé son intention de contester ces décisions.
(Avec AFP)


