Régis Marcon : « Je ne voulais pas être cuisinier et j’ai rencontré un professeur extraordinaire »
Régis Marcon, chef étoilé et Bocuse d’or en 1995, a récemment évoqué son parcours et l’importance de la transmission des savoir-faire lors d’un événement au théâtre des Bretchs, le 16 août. Cet échange, organisé en partenariat avec le Pays Lecture, a attiré une cinquantaine de personnes.
Marcon, originaire de Saint-Bonnet-le-Froid, a partagé son expérience personnelle, soulignant qu’il était initialement plus attiré par le ski et les beaux-arts que par la cuisine. « Je ne voulais pas être cuisinier, mais un professeur extraordinaire m’a fait changer d’avis. C’est un cadeau que je suis obligé de transmettre », a-t-il déclaré.
Depuis 1979, il perpétue les traditions d’accueil familiales dans son restaurant, qui emploie aujourd’hui 120 personnes. Au fil des ans, les conditions de travail ont évolué, rendant la gestion d’un établissement étoilé plus complexe. « Nous avons démarré à trois, sans pression. Aujourd’hui, la transmission est un fardeau, surtout pour mes fils », a-t-il ajouté, faisant référence à Jacques et Paul, qui ont pris sa succession.
Par ailleurs, la famille Marcon s’engage à transmettre des valeurs culinaires aux enfants du village. Depuis 2020, les Maisons Marcon gèrent la cantine de l’école, répondant à une demande de la communauté. Régis Marcon a mis en place des ateliers pour enseigner aux enfants les bases de la cuisine, abordant des thèmes tels que la reconnaissance des aliments et la réduction du gaspillage.
Enfin, il insiste sur l’importance de montrer aux jeunes le plaisir de bien manger, en intégrant des pratiques simples et éducatives lors des repas. Son livre, Transmettre. La cuisine en héritage, publié aux éditions de la Martinière, aborde ces thématiques et propose des recettes familiales.
Source : Le Progrès.



