Non à 54,8% à l'initiative

L’UDC échoue à convaincre les Suisses : l’initiative « Pas de Suisse à 10 millions » rejetée à 54,8%

L’UDC a essuyé un revers lors des votations de dimanche, les Suisses ayant rejeté son initiative « Pas de Suisse à 10 millions » à 54,8%, selon les résultats définitifs. Ce résultat contraste avec le succès de 2014 de l’initiative contre l’immigration de masse.

Ce texte visait à plafonner la population en Suisse à dix millions d’ici 2050. Dans les cantons romands, le refus a été unanime : Neuchâtel a dit non à 67,2%, Genève à 65,4%, et Vaud à 64,4%. Le Jura a rejeté l’initiative à 59,9%, Fribourg à 54,8% et le Valais à 52,7%.

En Suisse alémanique, plusieurs cantons, principalement de Suisse centrale, ont soutenu l’initiative. Schwyz et Appenzell Rhodes-Intérieures ont voté oui à 63,1% et 65,9%. Uri, Glaris et Nidwald ont également accepté le texte avec des résultats de 59,9%, 58,6% et 58,3%. Saint-Gall a approuvé à 53,7%. Les cantons d’Argovie, Schaffhouse et Soleure ont exprimé un soutien plus modeste, juste au-dessus de 50%, tandis que le Tessin a dit oui à 50,6%.

Zurich a rejeté l’initiative à 60% et Berne à 55,4%. Zoug, qui abrite de grandes fortunes internationales, a refusé à 52,4%, tout comme les Grisons à 51,4%. Lucerne a dit non à 50,9%, et Bâle-Ville a rejeté le texte à 73,4%.

Un clivage entre villes et campagnes a été observé, les villes ayant majoritairement refusé l’initiative, même dans les cantons où le oui a été le plus fort. Par exemple, la ville de Saint-Gall a dit non à 68%.

Le taux de participation s’est élevé à 58,9%, avec 1’808’916 votes contre l’initiative et 1’492’603 en faveur.

L’initiative visait à limiter la population suisse à dix millions d’ici 2050, alors qu’elle est actuellement d’environ 9 millions. Le Conseil fédéral et le Parlement auraient dû prendre des mes dès que la population aurait dépassé les 9,5 millions. L’UDC proposait d’agir prioritairement sur l’immigration et, si nécessaire, de résilier des traités internationaux, notamment celui sur la libre circulation avec l’UE. Le gouvernement, soutenu par le Parlement, avait averti des conséquences sur les relations diplomatiques avec l’UE et sur les services de soins, déjà en pénurie.

Source : ats/hkr

Source
Leave a Comment

Comments

No comments yet. Why don’t you start the discussion?

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *