Réforme institutionnelle : Le PDS oppose à Pastef l’héritage référendaire de 2001
Le Parti démocratique sénégalais (PDS) s’est récemment exprimé sur la proposition de révision constitutionnelle initiée par le groupe parlementaire Pastef à l’Assemblée nationale. Dans un communiqué, le porte-parole du PDS a affirmé suivre « avec la plus grande vigilance » les débats entourant cette réforme.
Le PDS rappelle que la Constitution est le fondement de la République, incarnant la volonté souveraine du peuple sénégalais et engageant les générations présentes et futures. Il insiste sur un principe qu’il considère non négociable : aucune révision majeure de la loi fondamentale ne doit être entreprise sans une véritable concertation nationale, inclusive et transparente, impliquant toutes les composantes de la société.
Le parti souligne l’importance du dialogue et du consensus en matière de réforme constitutionnelle, éléments jugés cruciaux pour la stabilité institutionnelle et la cohésion nationale. Il condamne toute tentative de modifier la Constitution de manière précipitée ou sous l’influence de considérations politiques conjoncturelles, affirmant que l’organisation des pouvoirs publics ne doit pas être influencée par des intérêts temporaires.
Le PDS plaide pour un recours au référendum, qu’il considère comme la méthode la plus légitime et démocratique pour des réformes de cette ampleur. Il se réfère à l’esprit de la Constitution de 2001, adoptée sous la présidence d’Abdoulaye Wade et validée par un vote référendaire. Pour le PDS, seule une consultation populaire directe peut conférer une légitimité démocratique à une révision de ce pacte républicain.
En conclusion, le PDS appelle à un « sursaut républicain » et à la mobilisation des forces vives de la Nation pour défendre la Constitution et préserver l’État de droit.
Source : www.dakaractu.com
