Réforme constitutionnelle au Sénégal : la société civile favorable à un référendum dénué de « calculs politiques »
Le collectif Y’en a marre, actif depuis 15 ans au Sénégal, s’est exprimé le 30 juin sur le projet de réforme constitutionnelle adopté par l’Assemblée nationale le 29 juin. Le président de la République a proposé de soumettre cette réforme à référendum. Bien que le collectif soutienne cette démarche, il appelle à une consultation sincère et déplore la persistance d’un face-à-face entre Bassirou Diomaye Faye et Ousmane Sonko.
Le mouvement a souligné l’importance d’une transparence dans le processus, dénonçant un climat politique délétère marqué par des « calculs politiques » et des « magouilles », évoquant un retour à des pratiques passées. Aliou Sané, fondateur de Y’en a marre, a exprimé des doutes sur les intentions derrière le référendum, affirmant que celui-ci ne devrait pas servir de manœuvre dilatoire contre l’initiative de Pastef.
Le collectif a également critiqué la stigmatisation dont il fait l’objet, notamment en étant associé à un prétendu « lobby LGBT », une accusation qui, selon lui, vise à disqualifier les voix critiques. Y’en a marre a dénoncé l’arrestation de douze personnes, dont neuf jeunes militants de l’opposition, lors de la journée d’adoption de la réforme, interpellées pour « troubles à l’ordre public » et relâchées quelques heures plus tard.
Cette situation met en lumière les tensions politiques au Sénégal, alors que la société civile appelle à un processus démocratique et inclusif sur des questions constitutionnelles cruciales.
Source : RFI
