Je ne sais pas si je réussirai ma vie. Comment fait-on de bons choix ?
Guilhem, un jeune de 12 ans originaire de Givry en Saône-et-Loire, s’interroge sur les choix à faire pour réussir sa vie. Cette question, universelle et intemporelle, trouve un écho chez de nombreux adolescents en quête d’orientation.
Inès Pélissié du Rausas, docteure en philosophie, apporte un éclairage sur ce sujet complexe. Selon elle, la notion de réussite est subjective et dépend des valeurs et des aspirations de chacun. Elle souligne l’importance de la réflexion personnelle dans le processus de prise de décision. Faire de bons choix nécessite une compréhension de soi-même, de ses désirs et de ses capacités.
Dans un contexte où les jeunes sont souvent confrontés à des attentes élevées, il est crucial de leur rappeler que l’erreur fait partie intégrante de l’apprentissage. Les statistiques montrent qu’en France, près de 60 % des jeunes de 15 à 29 ans expriment des doutes quant à leur avenir professionnel, selon une enquête récente de l’INSEE. Ce chiffre témoigne de l’incertitude qui règne parmi cette tranche d’âge.
La prise de décision est également influencée par des facteurs externes, tels que le milieu social, l’éducation et les opportunités professionnelles. Pélissié du Rausas insiste sur le fait que les choix ne doivent pas être perçus comme des finalités, mais comme des étapes d’un parcours en constante évolution.
Ainsi, la question posée par Guilhem ouvre un débat nécessaire sur la manière dont les jeunes peuvent naviguer dans un monde où les options sont multiples et souvent déroutantes. La clé réside dans une approche équilibrée entre ambition et acceptation des aléas de la vie.
Source : La Vie


