Pour améliorer la qualité des soins, réduisons le nombre de services chirurgicaux
Tribune. En France, l’organisation de la chirurgie ne garantit pas le meilleur niveau de sécurité et de qualité des soins pour les patients. Plusieurs pays européens montrent qu’une réforme est possible.
L’état actuel de la chirurgie en France soulève des questions quant à la sécurité et à la qualité des soins. Les services chirurgicaux, souvent pléthoriques, ne répondent pas toujours aux exigences de sécurité optimales. Des études menées dans d’autres pays européens, tels que la Suède et les Pays-Bas, ont démontré qu’une réduction du nombre de services chirurgicaux, couplée à une spécialisation accrue, peut améliorer la qualité des soins.
Selon l’INSEE, le nombre d’interventions chirurgicales en France a atteint un seuil record, avec plus de 5 millions d’opérations réalisées chaque année. Toutefois, cette augmentation n’est pas nécessairement synonyme de qualité. Les taux de complications post-opératoires demeurent préoccupants, avec environ 10 % des patients subissant des effets indésirables.
La nécessité d’une réforme est d’autant plus pressante que les ressources de santé sont limitées. En réduisant le nombre de services chirurgicaux, il serait possible de concentrer les compétences et les équipements, améliorant ainsi la sécurité et l’efficacité des soins. Des exemples de succès dans d’autres pays montrent qu’un tel modèle pourrait être bénéfique pour le système de santé français.
En conclusion, une réévaluation de l’organisation des services chirurgicaux en France apparaît essentielle pour garantir des soins de qualité et sécurisés pour tous les patients.
Source : L’Express, 09/07/2026
