Les candidats à la présidentielle ont débattu de la durée d’indemnisation du chômage lors du premier grand débat organisé par le Medef. Alors qu’Édouard Philippe propose de la réduire, l’Unédic montre que la me accélère surtout le retour à l’emploi des plus employables.
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Lors de la REF, à l’université d’été du Medef, un débat a eu lieu le 27 août entre les candidats à l’élection présidentielle, où la durée d’indemnisation du chômage a été un sujet central. Édouard Philippe, candidat du parti Horizons, a proposé de réduire cette durée, affirmant que cela pourrait inciter les chômeurs à retrouver plus rapidement un emploi.
Depuis 2023, les chômeurs de moins de 55 ans ne peuvent plus être indemnisés plus de 18 mois, contre 24 mois auparavant. À partir du 1er septembre, une nouvelle réforme prévoit de réduire cette durée à 15 mois pour ceux ayant signé une rupture conventionnelle. Philippe souhaite aller plus loin en limitant l’indemnisation à 12 mois pour les moins de 50 ans, à l’instar de l’Allemagne.
Des études de l’Unédic indiquent qu’une réduction de la durée d’indemnisation entraîne une diminution de 15 à 20 % du temps que les chômeurs passent inscrits à Pôle emploi, particulièrement pour les cadres et les diplômés, qui sont généralement plus employables. En revanche, cette me semble avoir peu d’impact sur les seniors, pour qui retrouver un emploi après 55 ans reste difficile.
La conjoncture économique joue un rôle crucial : en période de ralentissement, les offres d’emploi sont souvent des CDD ou des temps partiels, et seulement un chômeur sur quatre retrouve un poste durable après une reprise d’activité.
Dans ce contexte, maintenir une durée d’indemnisation peut servir d’amortisseur, permettant aux chômeurs de se former à de nouveaux métiers en demande, tels que ceux liés au nucléaire ou à la transition écologique. Marine Tondelier, candidate écologiste, a souligné les risques de cette me, affirmant que les solutions en matière d’emploi ne sont jamais simples.
Source : Unédic

