Recul du trait de côte : 2 000 bâtiments menacés dans le Golfe du Morbihan

Dans le Golfe du Morbihan, 2 000 bâtiments menacés par le recul du trait de côte dans 100 ans

Recul du trait de côte : 2 000 bâtiments menacés dans le Golfe du Morbihan d’ici 100 ans

L’Agglo de Vannes a présenté, le 9 septembre, une cartographie des zones exposées au recul du trait de côte à l’horizon de 30 et 100 ans. Ces cartes, qui seront mises à disposition des communes littorales dès mars 2026, se basent sur les scénarios du GIEC, prenant en compte une hausse de température mondiale moyenne de 4,4 °C d’ici 2100.

Les prévisions indiquent une élévation du niveau de la mer de 32 cm d’ici 2052 et de 133 cm d’ici 2122. Pour Vannes, des sites comme la presqu’île de Conleau, Larmor Gwened, et d’autres zones côtières sont déjà menacés, avec treize bâtiments identifiés. À Sarzeau, environ 100 bâtiments sont concernés, et globalement, près de 400 bâtiments au sein de l’Agglo pourraient être affectés. À l’horizon de 100 ans, plus de 2 000 bâtiments seraient menacés par l’érosion et la submersion progressive.

Fabrice Amédéo, conseiller communautaire, souligne que ces cartes sont des prévisions et non des certitudes. David Robo, président de GMVA, ajoute que la montée des eaux est inéluctable et qu’il est crucial d’accompagner cette évolution.

Pour remédier à cette situation, l’Agglo a prévu d’augmenter son budget pour la rénovation des digues, passant de 1,5 à 6 millions d’euros. Les infrastructures portuaires devraient rester efficaces pour contenir la montée des eaux sur 30 ans, mais nécessiteront des adaptations à long terme.

Dans le cadre de la loi « climat et résilience », la ville de Vannes va délibérer pour son inscription au décret-liste de 2022, ce qui impliquera l’intégration de la cartographie dans les plans locaux d’urbanisme. Huit communes de l’Agglo sont déjà répertoriées, et d’autres devraient suivre.

L’inscription au décret-liste permettra d’imposer des restrictions de construction dans les zones à risque, avec des obligations de démolition pour certaines nouvelles constructions. Un droit de préemption sera également instauré, permettant aux collectivités d’acquérir des biens dans les zones menacées, soulevant des questions sur la valeur de ces propriétés.

Pour plus d’informations, la GMVA a mis en ligne une page dédiée à cette cartographie et prévoit des actions de sensibilisation dans les communes.

Source : Le Télégramme

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