Reconnaissance du mérite au Gabon : enjeux et implications pour les institutions éducatives

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La reconnaissance du MÉRITE : une question qui mérite d’être posée

Pourquoi certains artisans de la Transition ont-ils été décorés, tandis que les parlementaires qui ont légiféré durant cette période restent à l’écart de la reconnaissance nationale ? Cette question soulève des interrogations sur les critères d’attribution des distinctions, l’équité et la mémoire que la République choisit de conserver de cette séquence politique. Flavienne Adiahenot, ancienne députée de la Transition, interpelle l’État pour comprendre ce qui distingue ceux qui ont été honorés de ceux qui ne l’ont pas été.

Les parlementaires de la Transition, qui ont joué un rôle essentiel en légiférant et en participant à la construction institutionnelle de cette nouvelle étape historique, ne figurent pas parmi les acteurs honorés pour leur contribution. Bien que la décoration ne soit pas un droit automatique lié à une fonction, il est légitime de s’interroger sur les critères appliqués pour déterminer qui mérite une reconnaissance.

Adiahenot souligne que les parlementaires ont exercé leur mission de contrôle et ont participé à des rencontres avec les populations à travers les neuf provinces. Cependant, ces interactions ont parfois été perçues comme incomplètes, laissant les populations locales sur le côté. De plus, des observations sur l’attribution de véhicules aux parlementaires soulèvent des questions sur l’équité et la transparence des décisions prises.

La question centrale demeure : si l’État a jugé que la période de la Transition méritait de distinguer certains de ceux qui l’ont servie, selon quels critères certains ont-ils été reconnus, et d’autres pas ? Cette interrogation est d’autant plus pertinente à l’heure où le concept d’inclusion devrait guider la nouvelle République.

La reconnaissance nationale doit être envisagée dans un esprit de justice et de mémoire. La manière dont une République se souvient de ceux qui l’ont servie est cruciale pour son identité collective. Flavienne Adiahenot conclut en affirmant que la mémoire d’une Transition appartient à la Nation tout entière et ne devrait laisser personne au bord du chemin.

Source : Gabonreview.com

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