Une piste prometteuse pour développer un vaccin contre les virus transmis par les moustiques
Des chercheurs français ont mis en évidence le mécanisme par lequel la salive des moustiques favorise la transmission de virus comme la dengue, le Zika ou la fièvre jaune. Ces travaux ouvrent la voie à un vaccin ciblant la salive du moustique, dont les premiers tests sur des souris sont encourageants.
Publié le 02/09/2026 à 09:39
Des chercheurs français ont récemment découvert le processus par lequel certains virus sont transmis par les piqûres de moustiques. Ces virus, parfois mortels, sont responsables d’environ 500 millions d’infections par an dans le monde. Leurs travaux ont été publiés dans la revue scientifique Nature Communications. Lorsqu’un moustique prélève du sang, il injecte également des gouttes de salive qui contiennent des éléments permettant de masquer la piqûre.
Julien Pompon, entomologiste moléculaire à l’Institut de recherche pour le développement, explique que « la piqûre du moustique contient un peu de l’ARN viral présent dans ses cellules », ce qui permet de « bloquer la réponse immunitaire de notre peau », offrant ainsi au virus un temps précieux pour développer l’infection.
Le chercheur, en collaboration avec une équipe internationale, est en train de développer un vaccin qui ciblerait spécifiquement la salive des moustiques. Ce vaccin pourrait avoir deux avantages majeurs : il viserait plusieurs virus en même temps (dengue, Zika, fièvre jaune) et pourrait réduire les effets secondaires associés aux vaccins traditionnels.
Les premiers tests effectués sur des souris sont prometteurs. Le scientifique prévoit un délai de quatre ans pour finaliser le développement du vaccin et commencer les essais cliniques.
Source : Nature Communications

