Existe-t-il un lien entre le réchauffement climatique et l’émergence de pandémies ?
Jean-Luc Mélenchon a récemment affirmé que l’hantavirus représente un « nouvel exemple de maladie écologique », soulignant un lien entre le changement climatique, la chute de la biodiversité et l’apparition de zoonoses. Cette assertion a suscité l’intérêt des scientifiques, qui ont examiné la question de manière approfondie.
Historiquement, les pandémies étaient relativement rares, avec une occurrence d’environ une tous les 100 ans jusqu’au XXe siècle. Cependant, le XXIe siècle a déjà connu six pandémies, incluant des virus tels que le SARS en 2003, la grippe H1N1 en 2009, le virus Zika en 2016, Ebola en 2019, et le coronavirus en 2020. La déforestation, l’élevage intensif et l’urbanisation croissante rapprochent les populations humaines des animaux sauvages, porteurs de virus, facilitant ainsi leur transmission à l’homme.
Des études, notamment celles menées par l’INRAE, montrent que l’expansion des activités économiques en périphérie des grandes villes favorise l’émergence de microbes jusqu’alors peu ou jamais en contact avec les humains.
Concernant spécifiquement l’hantavirus, les scientifiques n’ont pas établi de lien direct entre celui-ci et le réchauffement climatique. Toutefois, ils s’accordent à dire que le climat agit comme un facteur aggravant. Par exemple, le réchauffement climatique favorise l’expansion de vecteurs comme le moustique tigre, responsable de maladies telles que le chikungunya. En outre, les bactéries et virus se développent plus facilement dans des conditions chaudes et humides.
En résumé, bien que le lien direct entre le réchauffement climatique et l’hantavirus ne soit pas établi, il est reconnu que la destruction de la biodiversité et le changement climatique augmentent le risque de transmission de maladies d’origine animale à l’homme. C’est donc l’activité humaine qui est souvent citée comme la cause principale de la multiplication des pandémies.
Source : Franceinfo
