Des années qu’ils attendent la vérité de leur père : l’avocate des enfants de Delphine et Cédric Jubillar réagit après les aveux de ce dernier
L’affaire Delphine Jubillar a pris une tournure étonnante ce lundi 6 juillet 2026. Après plus de cinq ans à nier avoir un quelconque rapport avec la disparition de son épouse survenue dans la nuit du 15 au 16 décembre 2020, Cédric Jubillar a fait des aveux sur sa responsabilité dans cette disparition via une lettre transmise à l’un de ses avocats, Me Debuisson. Dans cette lettre, celui qui a été condamné à 30 ans de réclusion criminelle pour le meurtre de sa femme en octobre 2025 a expliqué qu’une dispute entre eux aurait dégénéré le soir de la disparition de Delphine. Il a également indiqué avoir utilisé la voiture du couple pour déplacer le corps, sans toutefois révéler l’emplacement de la dépouille. Cédric Jubillar a assuré se tenir à disposition de la justice, alors que son procès en appel doit s’ouvrir le 21 septembre prochain.
Ce mardi 7 juillet 2026, Me Malika Chmani, l’avocate des deux enfants Jubillar, a pris la parole sur RMC pour donner des nouvelles de Louis, 11 ans, et d’Elyah, 7 ans, après ces aveux. Elle a déclaré : « Je crois qu’ils sont sous le choc, comme nous tous, parce qu’on a appris ça par la presse, et soulagés parce que ça fait des années qu’ils attendent la vérité de leur père. » Elle a ajouté qu’ils attendaient des précisions, soulignant qu’il n’y avait pas de déclaration écrite ni d’informations sur le lieu où se trouvait le corps.
L’avocate a également exprimé ses craintes concernant le procès en appel de Cédric Jubillar, notant que les enfants avaient été préparés à cette échéance et désiraient que cette affaire prenne fin. « Je regrette que ces déclarations viennent juste deux mois avant un procès », a-t-elle commenté, tout en soulignant que les implications de ces révélations sur les enfants n’avaient pas été prises en compte.
Me Chmani a critiqué les propos des avocats de Cédric Jubillar, qui évoquent une dispute ayant dégénéré, l’un d’eux parlant même de crime passionnel. Elle a rappelé que « le crime passionnel, ça n’existe pas, ça n’existe plus. C’est un féminicide. » Les aveux de Cédric Jubillar relancent ainsi une affaire qui continue de susciter l’attention médiatique.
Source : Femme Actuelle