RDC: l'opposition fait le décompte de ses blessés après la dispersion par la police de son sit-in vendredi

RDC : L’opposition fait le décompte de ses blessés après la dispersion par la police de son sit-in

En République démocratique du Congo, les événements de vendredi dernier continuent de susciter de vives réactions. La police a dispersé une manifestation de l’opposition qui s’opposait à un projet de révision constitutionnelle soutenu par le camp présidentiel. Le gouvernement a condamné les violences survenues à Kinshasa, rapportant des blessés tant parmi les manifestants que les forces de l’ordre, et a annoncé des vérifications pour établir les responsabilités. Pendant ce temps, l’opposition s’emploie à recenser ses militants arrêtés ou blessés.

Au lendemain des affrontements, les partis d’opposition s’activent pour retrouver leurs membres interpellés lors de la manifestation. Des cadres politiques et des avocats ont été envoyés dans plusieurs sous-commissariats de police de Kinshasa, tandis que des recherches se poursuivent auprès de services de renseignement où, selon des mouvements citoyens, plusieurs militants auraient été transférés.

D’après une source policière, une grande partie des personnes arrêtées a été libérée samedi soir, bien que ceux considérés comme les plus impliqués dans l’organisation de la mobilisation restent en détention.

Le parti de Jean-Marc Kabund, l’Alliance pour le changement, a rapporté 189 blessés graves, dont trois cas de fractures, ainsi que plusieurs arrestations. Ce parti accuse le pouvoir d’avoir utilisé une milice pour attaquer les manifestants aux côtés des policiers. Dans les hôpitaux, la majorité des blessés légers ont quitté les lieux dès vendredi, tandis que des cas graves sont toujours sous surveillance médicale. Un militant, initialement annoncé mort, a été retrouvé vivant mais dans un état comateux, selon l’Ecide, le parti de Martin Fayulu.

Le gouvernement a déclaré vouloir faire toute la lumière sur ces violences. La Belgique a été la première chancellerie occidentale à réagir, son ministre des Affaires étrangères, Maxime Prévot, dénonçant les débordements violents et l’usage excessif de la force, affirmant que de telles pratiques n’ont pas leur place dans une démocratie.

(Source : RFI)

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