RDC : Le procès de l’ancien chef d’état-major et d’autres officiers se poursuit, la défense dénonce des irrégularités
Le procès de Christian Tshiwewe Songesha, ancien chef d’état-major général des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC), se poursuit devant la Haute Cour militaire. Ce dernier, accompagné de six généraux et de deux colonels, est accusé de complot et de violation des consignes. Avant l’examen du fond, les avocats de la défense contestent la régularité de la procédure, pointant du doigt le Conseil national de cyberdéfense, un service rattaché à la présidence, pour des arrestations et détentions jugées illégales.
Lors de l’audience, Maître Nzeba Monique a évoqué l’interpellation du général de brigade John Cinyabuguma, survenue dans la nuit du 4 décembre 2025. Selon son témoignage, une quarantaine d’hommes cagoulés sont intervenus à son domicile, désarmant sa garde et contraignant un de ses fils à les conduire jusqu’à la chambre du général. La défense qualifie ces méthodes de banditisme.
Les avocats du général-major Nyembo Maurice, ancien chef de cabinet de Christian Tshiwewe, dénoncent également des irrégularités significatives. Ils affirment que les procès-verbaux ont été rédigés par un officier de police judiciaire non assermenté, et que les auditions ont été menées sous la contrainte. Ils insistent sur le fait que le Conseil national de cyberdéfense n’a pas la compétence d’arrêter ou de poursuivre des citoyens, son rôle étant de conseiller le président en matière de cyberdéfense.
Deux semaines auparavant, les avocats de Christian Tshiwewe avaient déjà signalé une perquisition sans mandat. Ils demandent maintenant l’annulation de tous les actes de procédure et la relaxe des prévenus. La Haute Cour militaire a décidé de renvoyer l’affaire à la semaine prochaine pour examiner les exceptions soulevées par les autres accusés et éventuellement entendre les répliques du ministère public.
Source : RFI



