RDC: les premiers enseignements des consultations entre l'opposition et les Églises

RDC : Les consultations entre l’opposition et les Églises préparent un dialogue national

En République démocratique du Congo (RDC), la coalition d’opposition C64 doit décider, ce lundi 20 juillet, du maintien ou non de la marche prévue le 22 juillet à Kinshasa. Cette décision fait suite aux consultations menées par la Conférence épiscopale nationale (Cenco) et les Églises catholique et protestante (ECC) auprès de l’opposition, qui apportent des éléments nouveaux sur la préparation d’un dialogue national souhaité par le président Félix Tshisekedi.

À l’heure actuelle, la marche prévue à Kinshasa n’est ni annulée ni reportée. Des participants à la réunion entre la C64 et les responsables religieux ont indiqué qu’une décision sera prise à l’issue de la réunion des dirigeants de l’opposition. Les consultations engagées avec la Cenco et l’ECC ont conduit les responsables religieux à conclure que les avantages d’un dialogue pourraient surpasser ceux d’une manifestation, les incitant à suggérer un report.

Les positions au sein de la coalition restent divisées. Certains responsables souhaitent maintenir la marche tout en participant au dialogue, tandis que d’autres craignent que la manifestation ne dégénère, préférant attendre des avancées concrètes du processus engagé. En parallèle, l’ECiDé, le parti de Martin Fayulu, continue ses opérations de sensibilisation à Kinshasa.

Concernant la préparation du dialogue, les responsables religieux ont été discrets après la réunion, mais plusieurs opposants présents ont rapporté qu’ils n’ont pas évoqué de future ordonnance présidentielle. Ils auraient expliqué que le président Tshisekedi leur avait confié une mission de consultation, qu’ils ont déjà commencée. Cette version est en désaccord avec celle du gouvernement, qui affirme qu’une ordonnance présidentielle précisera les modalités d’organisation du dialogue.

Un autre point souligné par les chefs religieux est l’importance de ne pas exclure de sujets à l’avance. Les participants seraient libres de déterminer les questions à inscrire à l’ordre du jour, y compris celles relatives à la Constitution, bien que le gouvernement continue de soutenir que cette question n’est pas actuellement un thème fixé pour le dialogue.

Source : RFI

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