Affaire Lyhanna : Des milliers de manifestants en soutien aux victimes de violences sexuelles
Publié le 23/06/2026 à 12:27
Les manifestants ont bravé la canicule pour se rassembler, lundi 22 juin, devant le ministère de la Justice à Paris et dans d’autres villes de France. À l’appel d’associations féministes et de défense de l’enfance, environ 2 500 personnes se sont réunies place Vendôme, selon la préfecture de police de Paris.
Il s’agit du troisième lundi consécutif de manifestations, organisées en soutien aux victimes et pour réclamer une loi-cadre intégrale contre les violences sexuelles faites aux femmes et aux enfants, à la suite du viol et de la mort de Lyhanna dans le Gers. Le principal suspect, Jérôme Barella, n’avait jamais été inquiété auparavant, malgré une plainte déposée à son encontre en août 2025.
Les associations prévoient de se rassembler tous les lundis soirs jusqu’au 4 juillet, date à laquelle des manifestations seront également organisées dans toute la France. Si le gouvernement ne propose pas de loi globale, les manifestations reprendront le 7 septembre, a annoncé Andréa Bescond, qui a également composé une chanson pour l’occasion, dénonçant l’inaction des autorités.
Les manifestants ont exprimé leur colère envers le garde des Sceaux, Gérald Darmanin, appelant à sa démission. Des militantes ont déployé des banderoles devant les ministères, réclamant des fonds pour une loi intégrale contre les violences sexuelles.
Bien que le rassemblement à Bordeaux ait été annulé en raison de la chaleur, d’autres villes, comme Nantes, ont maintenu leurs événements, où des femmes ont entamé des chorégraphies sur des slams.
Des associations ont également réagi aux dysfonctionnements signalés par une mission d’inspection suite à la mort de Lyhanna, appelant à une réforme globale accompagnée de moyens renforcés.
« Notre colère ne concerne pas uniquement l’affaire de Lyhanna, mais la situation des enfants et des femmes dans notre pays », a déclaré une militante lors d’un rassemblement à Auch, où des défaillances graves dans le traitement de l’affaire sont pointées du doigt.
Source : Franceinfo
