Les crêpiers se font de plus en plus rares en Bretagne – franceinfo

Les crêpiers se font de plus en plus rares en Bretagne

La Bretagne, terre des crêpes et galettes, fait face à une pénurie croissante de crêpiers. Ce métier, souvent perçu comme traditionnel et ancré dans la culture bretonne, attire de moins en moins de candidats, notamment dans le département du Finistère.

Florence de Castro, connue sous le nom de « Tata Flo », a ouvert sa crêperie à Brest il y a six ans. Aujourd’hui, elle se retrouve seule derrière ses billigs, déclarant : « Parce que j’ai plus de crêpières. C’est ça le problème ». Les conditions de travail difficiles, combinées à une rémunération au niveau du SMIC, rendent le métier peu attractif. En effet, sur dix embauches, six se soldent par un départ rapide. Florence souligne : « Au début, une crêpière qui débute, c’est le SMIC. Je leur dis, pourtant, aux jeunes, c’est un métier en or qu’on garde toute sa vie. »

Olivier Lazennec, crêpier et président de la Fédération de la crêperie, partage également des préoccupations similaires. Il a récemment fermé sa crêperie à Landéda pour se concentrer sur la vente de crêpes à emporter. Pour pallier le manque de personnel, il a investi dans un manège à billigs capable de produire 250 crêpes à l’heure, remplaçant ainsi un crêpier. Grâce à des horaires moins contraignants, il a réussi à recruter un saisonnier, qui apprécie la flexibilité offerte par ce nouveau mode de travail.

Alors que la crêpe et la galette bretonne attendent leur classement au patrimoine immatériel de l’UNESCO, il est impératif de s’interroger sur l’avenir de ceux qui les préparent.

Source : Franceinfo

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