Rapprochement entre le Mali et l’Algérie : « Le primat du politique sur le militaire doit être une clause du deal »
Après plus d’un an de tensions, le Mali et l’Algérie ont annoncé le rétablissement de leurs relations diplomatiques. Cette décision, annoncée vendredi dernier, a surpris de nombreux observateurs, étant donné l’hostilité récente du Mali envers l’Algérie, qu’il accusait de complicité avec les groupes terroristes actifs à la frontière. Parmi ceux-ci figurent les jihadistes du Jnim, liés à al-Qaïda, ainsi que les indépendantistes du Front de libération de l’Azawad (FLA).
Le rôle de pays comme la Russie ou le Niger dans ce dégel diplomatique reste à clarifier. La question se pose également de savoir si la stratégie militaire du Mali, qui se concentre sur l’utilisation de la force contre les groupes armés, pourrait évoluer avec l’implication d’Alger, qui privilégie le dialogue.
Michaël Béchir Ayari, analyste principal sur l’Algérie à l’International Crisis Group (ICG), a souligné dans un rapport à paraître ce mercredi que le rapprochement entre les deux pays pourrait nécessiter un changement de paradigme, plaçant le politique au-dessus du militaire. Il a été invité à s’exprimer sur le sujet lors de l’émission « Afrique matin ».
Cette évolution des relations entre le Mali et l’Algérie pourrait avoir des implications significatives pour la sécurité régionale, mais la crédibilité de ce rapprochement reste à prouver.
Source : RFI