Rapport de la Cour des comptes sur les algues vertes présenté aux élus bretons

Le rapport sur les algues vertes de la cour des comptes présenté aux acteurs et élus bretons

Lutte contre la prolifération des algues vertes en Bretagne : présentation du rapport de la Cour des comptes

Amélie de Montchalin, Présidente de la Cour des comptes, a présenté le 4 septembre dernier, dans les Côtes d’Armor, le rapport sur la lutte contre la prolifération des algues vertes en Bretagne, publié en juillet. Ce rapport, qui fait suite à celui de 2021, a été largement commenté et vise à suivre les recommandations émises précédemment.

Le rapport souligne des avancées notables dans la lutte contre les algues vertes, mais met également en lumière la nécessité de renforcer les actions. Bien qu’une légère tendance à la baisse des échouages ait été observée dans les baies sableuses, les parties vasières, qui représentent 84 % des surfaces d’échouage en Bretagne, continuent de poser problème, notamment dans le Golfe du Morbihan.

Cécile Daussin-Charpantier, Présidente de la chambre régionale des comptes Bretagne, a noté que la proportion d’échouages d’algues vertes sur les vasières augmente alors que ceux des baies sableuses, comme en Baie de Saint-Brieuc, diminuent. Stéphane Sallier Dupin, maire de Lamballe Armor, a exprimé son soutien à la recommandation du rapport visant à instaurer « la culture du résultat », permettant aux agriculteurs de choisir leurs moyens d’action.

Nicolas Forray, secrétaire général d’Eau et Rivière de Bretagne, a souligné qu’un important travail reste à accomplir par les services de l’État et les organismes de conseil aux agriculteurs, malgré une majorité d’exploitants respectant les normes.

Le tribunal administratif de Rennes a également ordonné au préfet de Bretagne de renforcer les actions contre les pollutions au nitrate d’ici mars 2025, avec des mes effectives depuis le 1er septembre. Un nouveau cadre réglementaire a été mis en place pour cibler les exploitations à risque.

Le rapport appelle également à conditionner les aides accordées aux entreprises agroalimentaires à des engagements pour la prévention des fuites d’azote. Sur 21 recommandations formulées en 2021, un tiers a été pleinement appliqué, tandis que la moitié a été partiellement mise en œuvre et 15 % n’ont pas été exécutées.

Amélie de Montchalin a conclu que la contrainte ultime réside dans le vote démocratique, soulignant l’importance de la transparence et de l’information dans ce processus.

Ce rapport est consultable sur le site de la Cour des comptes.

Source : Cour des comptes

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