Le marché du crédit européen a connu une volatilité accrue en 2023, avec des spreads d’obligations d’entreprises Investment Grade (IG) et High Yield (HY) s’élargissant en raison de facteurs macroéconomiques tels que l’inflation persistante et les hausses de taux d’intérêt par les banques centrales. Cette tendance a incité Boutaïna Deixonne, responsable de l’équipe Euro IG et HY chez AXA Investment Managers, à adopter une posture plus prudente. (axa-im.co.uk)
En 2023, les marchés obligataires ont été confrontés à une volatilité élevée, influencée par des données économiques contradictoires concernant l’inflation et la croissance. La croissance en Europe, et plus particulièrement aux États-Unis, a été plus résiliente que prévu, tandis que l’inflation sous-jacente a peiné à diminuer au cours des six premiers mois de l’année. Ces facteurs ont contraint les banques centrales à poursuivre l’augmentation de leurs taux directeurs et à maintenir une position restrictive pour maîtriser l’inflation. (axa-im.co.uk)
Cette situation a conduit à une volatilité accrue sur les marchés obligataires, avec des rendements du Bund atteignant 2,7 % en mars et flirtant avec 3 % au début du quatrième trimestre. Les marchés du crédit ont également été impactés par la crise des banques régionales américaines, notamment la faillite de Silicon Valley Bank et les difficultés de Credit Suisse, suscitant des craintes de contagion dans le secteur bancaire. (axa-im.co.uk)
Face à cette volatilité, Boutaïna Deixonne a ajusté sa stratégie d’investissement, adoptant une posture plus prudente. Elle a notamment réduit l’exposition aux secteurs à haut bêta, tels que les dettes subordonnées financières et les hybrides d’entreprise, et a augmenté la proportion de liquidités dans les portefeuilles pour saisir les opportunités sur le marché primaire. En termes de duration, elle a adopté une position plus neutre. (axa-im.co.uk)
Cette approche vise à naviguer prudemment dans un environnement de marché incertain, en équilibrant les opportunités d’investissement avec les risques potentiels liés à la volatilité accrue des spreads obligataires.
