Rachida Dati devant la justice pour corruption et trafic d’influence
Le procès de Rachida Dati s’est ouvert ce jour au tribunal judiciaire, où l’ancienne ministre de la Culture est accusée de corruption et de trafic d’influence. Elle est suspectée d’avoir perçu 900 000 euros de la part de Renault pour défendre les intérêts du groupe automobile au Parlement européen durant son mandat d’eurodéputée. Le Parquet national financier l’accuse d’avoir établi un pacte de corruption, et elle risque jusqu’à dix ans de prison pour corruption passive, ainsi qu’une amende de 450 000 euros pour recel.
Carlos Ghosn, l’ancien PDG de Renault et co-prévenu dans cette affaire, ne s’est pas présenté à l’audience, étant en fuite au Liban, un pays qui refuse d’extrader ses ressortissants. La journée a été largement consacrée à discuter du maintien du procès, une demande de renvoi formulée par Ghosn ayant été rejetée.
Bien que Rachida Dati n’ait pas réussi à devenir maire de Paris, elle reste en fonction en tant que maire du 7e arrondissement. Cependant, sa situation juridique pourrait l’obliger à abandonner ce mandat, car elle fait également face à une possible inéligibilité de cinq ans. De plus, elle a demandé à être réintégrée dans le corps de la magistrature, une demande qui sera examinée par le Conseil supérieur de la magistrature après le procès.
Source : France Culture

