Affaire Rachida Dati et Carlos Ghosn : Une enquête sur des soupçons de corruption
Rachida Dati, femme politique française influente, fait l’objet d’une enquête judiciaire en lien avec Carlos Ghosn, ancien PDG de Renault-Nissan. Ancienne garde des sceaux et députée européenne, Dati est également maire du 7e arrondissement de Paris depuis 2008. En 2009, elle est élue députée européenne et signe un contrat d’honoraires avec Renault-Nissan BV, une filiale de l’alliance Renault-Nissan, pour des prestations de conseil juridique.
Entre 2010 et 2012, Dati a perçu un total de 900 000 euros d’honoraires de Renault-Nissan BV. Cependant, la nature de ses prestations et les objectifs du contrat restent flous, en raison d’un manque de documentation et de factures peu détaillées. Des soupçons émergent selon lesquels ces honoraires auraient pu rémunérer des actions de lobbying non déclarées en faveur du constructeur automobile au sein du Parlement européen.
Si ces allégations se confirment, elles pourraient constituer des infractions pénales de corruption passive et de trafic d’influence. Le Parquet national financier a ouvert une enquête préliminaire le 31 mai 2019 après une plainte d’une actionnaire de Renault. Rachida Dati et Carlos Ghosn ont été mis en examen le 22 juillet 2021. Le procès est prévu du 16 au 28 septembre 2026.
L’association Anticor s’est constituée partie civile dans cette affaire, soulignant l’importance de la transparence et de l’intégrité au sein des institutions européennes. Anticor souhaite représenter la voix des citoyens face à des pratiques qui pourraient entacher la confiance dans le fonctionnement législatif.
Source : Document d’enquête judiciaire.

