Rachat de SFR : Deux tiers des emplois menacés

La maison-mère de SFR, Altice France, a signé en juin un protocole d’accord avec Orange, Free et Bouygues Telecom pour la vente de l’opérateur. Cette opération, évaluée à 20,35 milliards d’euros, pourrait avoir des conséquences significatives sur l’emploi.

Chez SFR, l’inquiétude grandit. La vente pourrait mettre en péril près de 66 % des 8.000 postes de l’entreprise, suscitant des craintes de « casse sociale monstrueuse » parmi les syndicats. Abdelkader Choukrane, élu au comité social et économique (CSE) et secrétaire général du syndicat majoritaire Unsa, exprime une « inquiétude généralisée » parmi les salariés depuis l’annonce de l’accord.

Le consortium formé par les trois opérateurs a précisé que Bouygues Telecom reprendrait environ 2.300 salariés, Orange un peu moins de 300, et Free environ 50. En ce qui concerne les points de vente, seulement 120 des 293 boutiques pourraient être conservées, soit moins de la moitié.

L’État pourrait-il intervenir pour protéger les emplois ? Olivier Louise, secrétaire général de l’union CFTC de Bouygues Telecom, indique que le ministère du Travail et celui de l’Économie ont précisé qu’il ne s’agissait pas de leur périmètre d’intervention. Les salariés de SFR disposent d’une garantie d’emploi jusqu’en 2029, mais cette période coïncide avec l’évaluation du dossier par les autorités de concurrence, laissant planer le doute sur l’avenir au-delà de cette date.

La transaction pourrait être finalisée au second semestre 2027, soit environ un an à un an et demi avant la fin de cette garantie.

Source : AFP.

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