Rabais sur les médicaments: le Parlement dénonce un

Rabais sur les médicaments : le Parlement dénonce un « vol organisé »

Le rapport du Contrôle fédéral des finances (CDF) révèle qu’une majorité des rabais sur les médicaments ne sont pas rétrocédés aux assurés, comme l’exige la loi. Cette situation a suscité des réactions vives parmi les parlementaires. Dans l’émission Forum, Baptiste Hurni a qualifié cette pratique de « vol organisé », tandis que Thomas Bläsi a exigé des « comptes ».

Selon le rapport publié mercredi, des millions de francs sont détournés chaque année de la poche des assurés de la LAMal par les pharmaciens, les hôpitaux et les cabinets médicaux, qui conservent une partie des rabais dont ils bénéficient sur le prix d’achat des médicaments. Cette pratique est illégale, car les fournisseurs de prestations doivent répercuter ces avantages aux asurs et aux assurés. Le CDF estime que les rabais octroyés par l’industrie pharmaceutique s’élèvent à 743 millions de francs par an, dont seulement 12 % (88 millions) sont redistribués.

Interrogé sur ces chiffres, Thomas Bläsi (UDC/GE) a souligné que les estimations du CDF ne représentent qu’une petite partie des rabais. Il a insisté sur le fait que l’Office fédéral de la santé publique ne peut pas à la fois annoncer des hausses de primes et ne pas savoir où vont tous les avantages dans la chaîne du médicament.

Baptiste Hurni (PS/NE) a également exprimé son indignation, affirmant que la loi est claire : les rétrocessions de prix de médicaments doivent revenir aux assurances et aux assurés. Il a dénoncé des pratiques comptables « inventives », similaires à celles que l’on pourrait voir dans le domaine criminel.

Les deux parlementaires appellent à une transparence accrue envers les assurés. Thomas Bläsi espère que tous les partis politiques aborderont ce problème lors de la prochaine session parlementaire en septembre, soulignant que le rapport du CDF ouvre l’heure des comptes. Il a demandé un calendrier et des résultats mesurables pour mettre fin à cette situation.

Baptiste Hurni a fait valoir que des contrôles doivent être renforcés et que le système de rétrocessions n’est pas adapté à une assurance obligatoire, qui constitue une charge financière croissante pour la population.

Source : Rapport du Contrôle fédéral des finances.

Source
Leave a Comment

Comments

No comments yet. Why don’t you start the discussion?

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *