Le gouvernement français fait face à de nouveaux défis économiques, avec une augmentation de la dette publique, qui est passée de 97% à 112% du PIB durant la crise sanitaire. Actuellement, cette tendance se poursuit en réponse à la crise énergétique exacerbée par la fermeture du détroit d’Ormuz.
Face à des problèmes politiques et sociaux, l’exécutif opte pour des subventions destinées à apaiser les mécontentements. Cette approche, bien que logique sur le plan politique, soulève des questions sur sa viabilité économique. Les autorités justifient ces mes par la nécessité d’éviter une récession et une hausse du chômage, en offrant une sorte d’assurance aux citoyens contre les aléas économiques.
Cependant, cette dynamique présente des failles. Les aides sont souvent laissées à la discrétion du gouvernement, sans cadre contractuel clair entre l’État et les bénéficiaires. De plus, les impôts, bien que versés par les citoyens, ne sont pas directement liés aux aides, rendant leur distribution sujette à des considérations politiques.
Au début de la guerre en Iran, le gouvernement a d’abord prôné la rigueur, avant d’annoncer des aides temporaires qui se sont étendues sous la pression populaire. Le recours à l’emprunt pour financer ces mes a considérablement accru la dette publique, mettant à mal les finances des générations futures.
Les aides mises en place durant la crise COVID, telles que le chômage partiel et les prêts garantis par l’État, ont également manqué de ciblage. Bien que le gouvernement ait annoncé la fin de ces mes, leur impact perdure, et les réserves financières de l’État sont insuffisantes pour faire face à d’éventuels futurs chocs économiques.
Les statistiques montrent que le taux de chômage en France a augmenté, passant de 7,4% à 8,1% selon les normes du Bureau international du travail (BIT). Les prévisionnistes estiment qu’il pourrait atteindre 8,5% dans l’année à venir. En comparaison, l’Allemagne affiche un taux de chômage de 4%, grâce à des réformes structurelles mises en place il y a plusieurs années.
Pour remédier à cette situation, il est suggéré de resserrer le ciblage des aides, en se concentrant sur les ménages les plus vulnérables plutôt que sur les entreprises. En effet, les aides universelles, bien que populaires, ne répondent pas aux besoins spécifiques des populations les plus en difficulté.
La nécessité d’un dosage approprié des interventions est cruciale. Le gouvernement doit évaluer sérieusement ses options, en prenant en compte les leçons tirées des expériences d’autres pays, afin de naviguer efficacement à travers cette période de crise.
Source : Telos.
