À Quimper, 850 apprentis embarqués par le CFA du bâtiment
Dans la zone d’activité de Moulin-des-Landes à Quimper, le Centre de formation du bâtiment accueillera, pour l’année 2026-2027, entre 850 et 900 apprentis. Ces derniers seront formés sur site par 44 enseignants titulaires et effectueront leur alternance dans 400 entreprises, principalement situées dans le Finistère.
L’établissement, qui dispose d’un budget annuel de 7 millions d’euros, se prépare à atteindre sa pleine capacité. Cela est en partie dû au maintien des 5 000 euros accordés par l’État aux entreprises de moins de 250 salariés s’engageant dans un contrat d’apprentissage pour la première année de formation. Par ailleurs, les pouvoirs publics annoncent des contrôles plus stricts concernant l’attribution des financements de formation, afin d’assainir un secteur où plusieurs établissements peu fiables se sont multipliés.
Didier Lamade, directeur du CFA du bâtiment, a reconnu avoir effectué des ajustements pédagogiques dans certains métiers. Il a également souligné que les baisses de revenus des dernières années ont conduit à des déficits programmés, précisant que l’établissement n’a pas dégagé de bénéfices depuis trois ans. Plusieurs projets d’investissement, comme l’isolation thermique du bâtiment et le remplacement de la chaudière, ont été repoussés à 2028 au mieux.
Moins de tension sur les métiers de l’électricité
La demande des entreprises du bâtiment semble rester soutenue dans les bassins d’emploi finistériens, comme en témoigne le nombre de contrats d’apprentissage signés. Cependant, des nuances subsistent. Sébastien Le Pape, conseiller jeunes et entreprises, a noté que certaines entreprises ont attendu le mois de juin pour transmettre leurs offres, ce qui révèle une certaine inquiétude, notamment dans les métiers du second œuvre. Cette situation est attribuée à l’entrée dans une année électorale traditionnellement calme et à la hausse des coûts des matériaux et du transport, qui varient de 10 % à 15 %.
Toiture, plâtre et peinture : le besoin reste élevé
La demande de main-d’œuvre est particulièrement forte dans les métiers de la couverture, avec 24 offres de contrat au CFA qui n’ont pas trouvé preneurs. Didier Lamade a observé que ces offres proviennent souvent d’entreprises situées en milieu rural. De plus, certaines entreprises en attente de candidats souffrent d’un manque d’attractivité, notamment dans les métiers du plâtre, plutôt que d’un isolement géographique.
En ce qui concerne le métier de plombier, la situation est également préoccupante, avec peu d’offres d’entreprises et un nombre restreint de candidats. Les besoins devraient rester élevés, notamment en raison du développement des pompes à chaleur et des événements climatiques, tels que la canicule, qui dynamisent le secteur.
Source : Le Télégramme

