C’est une compétition que je n’oublierai jamais : Quentin Jabet sur le toit du monde en voltige équestre

Les tricolores peuvent être fiers d’eux : ils ont brillé aux mondiaux d’équitation de voltige équestre qui viennent de s’achever à Aix-La-Chapelle en Allemagne. L’équipe de France a décroché quatre médailles, dont trois pour un seul cavalier, Quentin Jabet, qui vit et s’entraîne à Saumur, dans le Maine-et-Loire. Il vient de décrocher l’or en individuel et se retrouve ainsi sur le toit du monde.

À seulement 23 ans, Quentin Jabet a réalisé le rêve ultime de tout sportif en montant sur la plus haute marche du podium lors d’un championnat mondial. En plus de son titre en individuel, il a également remporté l’argent dans la compétition par équipe et une médaille d’argent dans la Coupe des Nations de voltige.

Il déclare : « C’est un rêve que j’ai depuis très longtemps que de gagner cette médaille d’or en individuel. J’ai pu aller chercher l’entièreté des autres titres en individuel et c’était la médaille qui me manquait. Très content d’avoir réalisé ce rêve sur cette compétition, c’est très fort en émotion. C’est une compétition que je n’oublierai jamais, qui restera dans un coin de ma tête. Je suis très fier de mon équipe, de mon staff, et des chevaux avec lesquels j’ai pu concourir. »

Cette année a été remarquable pour Quentin Jabet, déjà double champion d’Europe. L’équipe de France de voltige s’entraîne à l’Institut Français du cheval et de l’équitation, basé à Saumur. Pour lui, ces trois médailles sont le résultat d’un travail acharné et d’un soutien inconditionnel. « Ça fait quatre ans qu’on prépare ce championnat. On y a passé énormément de temps, 35 à 40 heures par semaine, et beaucoup de compétitions. Arriver le jour J et montrer ce qu’on est capable de faire, c’est incroyable. »

La voltige, sport équestre souvent méconnu, demande une grande adaptabilité. « On n’est pas tout seul en piste. Il y a un longeur, un cheval, et un voltigeur en individuel. Il faut réussir à être régulier dans la performance. Tout ne dépend pas que de nous. »

Deux mois avant le début des mondiaux, son cheval s’est blessé. « J’ai gagné le titre en individuel sur Estado, un cheval qui appartient à l’IFCE. Il était à la retraite récemment. Suite à la bles de mon cheval, on a décidé de le remettre au travail et on a été très agréablement surpris. »

Maintenant que Quentin Jabet a atteint cet objectif mondial, il envisage déjà l’avenir : « Ce n’est pas la fin. Je n’arrêterai pas demain. Je vais continuer à concourir. »

Source : France 3 Régions

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