« Il y a 14 plaintes » : la colère des familles après la remise en liberté d’un animateur accusé de viols sur des enfants
Dans les Landes, un animateur de 37 ans, mis en examen pour quatre viols et trois agressions sexuelles sur des enfants, a quitté la détention provisoire moins d’un mois après son incarcération. Cette remise en liberté suscite une vive incompréhension et une profonde colère parmi les familles des victimes.
Les agressions auraient eu lieu dans un centre de loisirs, où l’animateur est accusé d’avoir abusé d’enfants âgés de 3 et 4 ans. Deux mères de famille ayant porté plainte expriment leur indignation : « À l’heure actuelle, il est dehors, il va bien, il fait ce qu’il veut, ce n’est pas normal », déclare l’une d’elles. Une autre ajoute : « S’il recommence, ce n’est pas comme si on n’était pas au courant, il y a 14 plaintes. On parle de viol. »
L’homme a été suspendu de ses fonctions dès le dépôt des premières plaintes en juillet. Il a été placé en détention provisoire, mais la Cour d’appel de Pau a décidé de le libérer sous contrôle judiciaire, invoquant des préoccupations concernant sa sécurité en prison. Dans un arrêt du 24 juillet, il a été précisé que « compte tenu de la médiatisation de cette affaire, sa protection ne peut pas être assurée mieux en milieu carcéral. »
Me Tiphaine Jardin, son ancienne avocate, rappelle que « le mis en examen est présumé innocent » et que la décision vise à équilibrer les droits du mis en examen et la protection des victimes. Cependant, cette me soulève des questions, comme l’indique Valentine Arama, journaliste police-justice à France Télévisions : « À aucun moment, une autre solution comme une incarcération à l’isolement ou un changement d’établissement pénitentiaire ne semble avoir été envisagée. »
Actuellement, le suspect a l’interdiction de se rendre dans les Landes, de travailler auprès de mineurs et doit se présenter deux fois par mois à la gendarmerie.
Source : Franceinfo



