Proposition de loi post-Bétharram : l’enseignement catholique craint une perte d’indépendance
La proposition de loi visant à lutter contre les violences à l’école sera examinée ce lundi 1er juin à l’Assemblée nationale. Ce texte, élaboré à la suite de l’enquête parlementaire ouverte après le scandale de Bétharram, a été mis à l’ordre du jour par le groupe Renaissance. Violette Spillebout, députée Renaissance et rapporteure du projet, a affirmé que cette loi a pour objectif d’« empêcher les agressions, de faire entendre la parole de l’enfant et de garantir la protection de l’État ».
L’enseignement catholique exprime des inquiétudes quant à cette proposition, redoutant une perte d’indépendance dans la gestion des établissements. Les responsables de ce secteur craignent que les nouvelles mes imposées par la loi nuisent à leur autonomie, notamment en matière de gouvernance et de choix pédagogiques.
Actuellement, les violences à l’école, qu’elles soient physiques ou psychologiques, demeurent un enjeu majeur. Selon des statistiques récentes de l’INSEE, près de 12 % des élèves déclarent avoir été victimes de harcèlement scolaire. Cette situation souligne l’urgence d’adopter des mes efficaces pour protéger les élèves.
La proposition de loi pourrait donc avoir des répercussions importantes sur le fonctionnement des établissements scolaires, notamment ceux relevant de l’enseignement catholique, qui se retrouvent au cœur d’un débat sur l’équilibre entre la protection des élèves et l’autonomie des institutions éducatives.
Source : La Croix
