Les propos racistes d’un policier de Carcassonne encarté au RN indignent la classe politique : ce que l’on sait
Le 9 septembre 2026, une vidéo révélant des propos racistes tenus par un policier municipal de Carcassonne a suscité une vague d’indignation à travers la classe politique française. Ce policier, identifié comme C.R., est également membre du service d’ordre du Rassemblement national (RN). Aurore Bergé, ministre déléguée à l’égalité et à la lutte contre les discriminations, a qualifié cette situation de « libération de la parole raciste » en France, tandis que Gabriel Attal, candidat à la présidentielle, a exprimé ses inquiétudes sur ce que pourrait signifier une France dirigée par le RN.
Le quotidien régional Midi Libre a dévoilé une enquête sur cette affaire, faisant état d’une vidéo enregistrée en novembre 2025 où des policiers municipaux tiennent des propos racistes, misogynes et complotistes. Une enquête préliminaire est en cours depuis janvier 2026.
Que s’est-il passé pendant cette patrouille ?
Le 6 novembre 2025, quatre policiers municipaux patrouillaient dans Carcassonne. Leur chef d’équipe, croyant avoir éteint sa caméra piéton, a en réalité enregistré près de six heures d’échanges. Selon Midi Libre, le brigadier-chef principal a tenu près de 90 % des propos discriminatoires, multipliant les insultes racistes. Par exemple, il a qualifié des automobilistes de « bougnes » et a fait référence à des groupes ethniques de manière dégradante.
Les policiers ont également plaisanté sur un animal percuté par une automobiliste, insinuant qu’il s’agissait d’un « migrant ». De plus, le brigadier-chef a exprimé des opinions misogynes, affirmant que les femmes ne pouvaient pas exercer certains métiers.
Qui est le policier qui tient l’essentiel des propos ?
C.R. est non seulement policier municipal, mais il a également été identifié comme membre du service d’ordre du Rassemblement national. Des photos le montrent aux côtés de personnalités du RN, notamment lors d’événements récents. Il a déposé plainte pour atteinte à la vie privée suite à la diffusion de la vidéo, et a été mis en arrêt maladie.
Réactions et conséquences
La mairie de Carcassonne a condamné les propos tenus, les qualifiant d’« inacceptables ». Le maire, Christophe Barthès, a annoncé que tous les protagonistes de l’affaire seraient suspendus et sanctionnés. Il a également pointé du doigt l’ancien maire Gérard Larrat pour la gestion de cette situation.
Le Rassemblement national a exprimé sa fermeté face à ces propos, affirmant avoir radié C.R. de ses effectifs. Cependant, des questions persistent quant à la réintégration de ce policier dans ses fonctions après la victoire du RN aux élections municipales.
Cette affaire soulève des inquiétudes sur l’éventuelle normalisation de discours extrêmes au sein des forces de l’ordre, et met en lumière des problématiques plus larges liées à la lutte contre le racisme et les discriminations en France.
Source : Midi Libre

