Les aides pour faire face à la hausse des prix des carburants seront prolongées. SYSPEO/SIPA
Prévue pour prendre fin ce lundi 31 août, le gouvernement a décidé de prolonger les aides au carburant. La ministre déléguée à l’Énergie, Maud Bregeon, a affirmé que le gouvernement souhaitait « poursuivre les aides » pour les secteurs les plus exposés à la hausse des prix des carburants, en précisant que les portails de demande restent ouverts. Le Premier ministre Sébastien Lecornu avait déjà exprimé son soutien à cette prolongation le 30 août.
Maud Bregeon a indiqué que le gouvernement entendait « poursuivre les aides sectorielles, notamment pour les entreprises les plus en difficulté ». Elle a assuré que « nous ne lâchons personne » et que « ces aides ne seront pas suspendues ».
La ministre a ajouté : « Nous aurons l’occasion de détailler dans les jours à venir l’ampleur, la durée de cette prolongation. Il y a encore quelques discussions à mener avec les filières ».
« Les entreprises les plus en difficulté pourront continuer à faire des demandes dans les semaines à venir. Nous n’allons pas fermer les portails, nous n’allons pas fermer les guichets », a-t-elle précisé.
Baisse des ventes de carburant
Francis Pousse, président de la branche stations-service du réseau Mobilians, a souligné ce lundi que depuis le début de la guerre au Moyen-Orient, « les stations-service de [son] réseau, qui ne sont pas TotalEnergies, ont des baisses de volume de -20 % à -40 % », selon des sondages réalisés auprès des adhérents. Près de la moitié des stations-service adhérentes de Mobilians sont sous pavillon TotalEnergies, dont le prix de l’essence est plafonné à 1,99 euro le litre et à 2,25 euros pour le diesel.
Le PDG de TotalEnergies, Patrick Pouyanné, a déclaré que ces prix resteraient plafonnés « tant que le conflit durera » au Moyen-Orient, tout en menaçant de mettre fin à ce mécanisme en cas de taxe sur les superprofits des groupes énergétiques demandée par certains pays européens.
Francis Pousse a également noté que le regain de tension au Moyen-Orient « n’est pas une bonne nouvelle à un moment où les carburants sont déjà trop chers », bien que « pour l’instant, la hausse [du prix du baril de pétrole] est mesurée ». Il a souligné l’importance de l’attitude des investisseurs, qui influencent les prix des produits.
