Les avocats de l’affaire Jubillar divisés sur un possible report du procès
Le procès de Cédric Jubillar, prévu le 21 septembre, pourrait être reporté après les aveux du principal accusé et la découverte d’ossements identifiés comme étant ceux de Delphine. Les avocats du dossier sont divisés sur la question.
Depuis les aveux de Cédric Jubillar et la découverte des ossements identifiés comme étant ceux de son épouse Delphine Aussaguel, une question demeure : le procès de Cédric Jubillar, prévu à partir du 21 septembre 2026, sera-t-il reporté ? Une décision doit être rendue « avant la fin de la semaine », a indiqué ce lundi à Franceinfo la première présidente de la cour d’appel de Toulouse, Chantal Ferreira. Le parquet général de Toulouse a précisé qu’aucune décision ne sera prise dans les prochaines semaines.
Avant de trancher, la magistrate qui présidera le procès en appel doit recueillir l’avis des avocats des enfants et de la famille de la victime, ainsi que prendre connaissance des réquisitions du ministère public. Depuis les aveux de l’accusé, les avocats de Cédric Jubillar plaident pour le renvoi du procès à une date ultérieure, estimant que le calendrier actuel est impossible à tenir. Me Pauline Rongier, avocate d’Emy, une amie de Delphine, soutient également un report, affirmant que « ça fait plus de cinq ans, pendant lesquels il ne nous a pas dit où il avait dissimulé le corps ».
Me Philippe Pressecq, avocat de la cousine de Delphine Jubillar, reste prudent et indique qu’il penche pour un maintien du procès à la date prévue, affirmant : « Je pense que nous avons les éléments suffisants pour le maintenir. Le dossier est maintenant complet. »
Quelle que soit la date retenue, le doute plane sur les actes précis de Cédric Jubillar envers son épouse. Les avocats estiment qu’une reconstitution pourrait avoir lieu prochainement. Me Pressecq a souligné que cela ne justifie pas de ralentir l’affaire, tandis que Me Rongier insiste sur la nécessité de poursuivre les investigations, considérant que « la justice c’est aussi essayer d’en savoir le plus possible ».
Pour Me Pressecq, le procès permettra de trancher sur le déroulé réel des événements : « Une fois qu’il aura été entendu correctement nous aurons un dossier complet et nous pourrons juger par la cour d’assises les causes de la mort : est-ce que c’est un meurtre, des coups mortels, un assassinat ? La cour le dira. »
Article écrit grâce au travail de Marie Martin.
