Procès en appel d’Eugène Rwamucyo : la défense contestée par les parties civiles
Le procès en appel d’Eugène Rwamucyo, ancien médecin rwandais, se conclut cette semaine devant la cour d’assises de Paris. Déjà condamné à 27 ans de réclusion criminelle pour complicité de génocide, il est accusé d’avoir joué un rôle actif dans le génocide des Tutsis en 1994. Les plaidoiries des avocats des parties civiles ont eu lieu le 13 juillet 2026.
Alice Zarka, avocate représentant le Collectif des parties civiles pour le Rwanda, a critiqué la défense de Rwamucyo, qui prétendait avoir agi en tant que médecin responsable de l’hygiène publique lors de l’ensevelissement des corps. Selon elle, « il n’a jamais donné aucune consigne hygiénique » et a seulement indiqué où creuser. Zarka a souligné que les corps étaient enterrés de manière désordonnée, sans marquage, et que des fosses sont encore découvertes aujourd’hui.
Le procès a mis en lumière des éléments accablants contre Rwamucyo, qui a été déclaré « personnellement responsable » de crimes graves, incluant l’incitation au meurtre et la participation à l’enfouissement de cadavres. En première instance, les juges avaient déjà établi qu’il avait contribué directement à ces actes.
Arrivé en France en 1999, Rwamucyo a pu reprendre des études et exercer la médecine. Son arrestation n’est survenue qu’en 2010, lors des obsèques d’un cofondateur de la Radio des Mille Collines. Son cas illustre les lenteurs de la justice française dans la poursuite des présumés génocidaires réfugiés sur son territoire.
Source : RFI
