Reste à ta place d’héritier, à ta place de coupable : les avocats de Jacques Mariani dénoncent le contexte de son procès

Les plaidoiries de la défense se poursuivent ce lundi 29 juin au procès en appel du double assassinat de Bastia-Poretta, survenu le 5 décembre 2017. Jacques Mariani, poursuivi pour association de malfaiteurs, est au cœur des débats. Ses avocats, Me Joanna Fernandez et Me Yassine Maharsi, ont dénoncé l’absence de preuves contre leur client, qu’ils qualifient de « victime de son nom », et ont plaidé pour son acquittement.

Dans le box des accusés, Jacques Mariani, vêtu d’un pull rose et de lunettes fumées, suit attentivement les plaidoiries de ses avocats. Ce lundi, Me Fernandez et Me Maharsi ont tenté de prouver qu’il n’existe aucune preuve tangible liant Mariani aux autres accusés, qui sont au nombre de dix. Ils insistent sur le fait que la seule association qui semble exister est celle de son nom avec une histoire criminelle.

Les avocats se sont appuyés sur des échanges de messages cryptés entre Mariani et Christophe Guazzelli, reconnu comme le tireur, pour démontrer qu’il n’y avait pas d’entente préalable. « Les messages montrent qu’il n’y a pas d’entente établie mais une mise à distance », a déclaré Me Fernandez. De son côté, Me Maharsi a souligné que l’accusation repose sur des interprétations et non sur des faits concrets.

Le nom de Mariani, associé à un passé criminel, a été au centre des critiques des avocats. « On lui dit : ‘Toi l’héritier, reste à ta place, ta place de coupable’ », a affirmé Me Maharsi, insistant sur le fait que cette perception est fondée sur des stéréotypes. Il a également rappelé que Mariani a toujours nié vouloir venger la mort de son père, Francis Mariani, décédé dans une explosion en 2009.

Les avocats ont critiqué les réquisitions du parquet, qu’ils jugent « délirantes et disproportionnées ». Ils ont demandé aux magistrats de juger Mariani comme un présumé innocent, en tenant compte du doute qui doit bénéficier à l’accusé. Le procès se poursuit, avec une peine de 10 ans de réclusion criminelle requise à l’encontre de Jacques Mariani.

Source : France 3 Régions.

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