Procès du financement libyen : l’avocat de Claude Guéant dénonce « la cruauté » de Nicolas Sarkozy

Procès du financement libyen : l’avocat de Claude Guéant dénonce « la cruauté » de Nicolas Sarkozy

Au procès en appel concernant un éventuel financement libyen de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy, l’avocat de Claude Guéant a exprimé sa consternation face à l’attitude de l’ancien président, déclarant : « M. Sarkozy a sacrifié celui qui l’a fidèlement servi durant quinze ans ». Les avocats de l’ex-chef de l’État plaideront ce mercredi.

Le procès, qui s’est intensifié mardi 26 mai, a vu Me Jean-Yves Le Borgne, avocat de l’ancien trésorier de la campagne, Éric Woerth, défendre son client contre des accusations de versements non déclarés à des membres de l’équipe de campagne, d’un montant total d’environ 11 000 euros. Ces sommes, provenant d’une caisse alimentée par des dons anonymes, auraient dû être inscrites dans les comptes officiels. L’accusation a requis dix mois d’emprisonnement avec sursis pour Woerth.

Me Le Borgne a contesté ces accusations, affirmant que les primes versées n’étaient pas liées à des fonds libyens. La défense de Brice Hortefeux, ancien ministre délégué aux collectivités locales, a également débuté, avec des avocats plaidant que les preuves contre lui étaient inexistantes.

Brice Hortefeux, condamné en première instance à deux ans d’emprisonnement ferme pour association de malfaiteurs, a maintenu qu’il n’avait jamais reçu d’argent libyen et a exprimé la douleur de voir sa probité mise en question.

L’avocat de Claude Guéant, Me Philippe Bouchez El Ghozi, a critiqué Nicolas Sarkozy pour avoir, selon lui, trahi son ancien collaborateur. Il a soutenu que l’accusation n’avait pas prouvé que Guéant avait été informé d’une rencontre avec un haut dignitaire libyen, et a déploré les accusations portées contre lui.

Le procès se concentre sur des allégations de corruption liées à des visites officielles en Libye, notamment celle de Brice Hortefeux en 2005. Les avocats généraux soutiennent qu’un pacte de corruption a été établi entre Sarkozy et le régime libyen pour financer la campagne présidentielle de 2007.

La défense de Guéant a insisté sur le fait que l’absence de preuves concrètes devrait conduire à une relaxe. Le procès se poursuit avec des plaidoiries attendues de la défense de Nicolas Sarkozy mercredi.

Source : Le Point

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