Procès de Meta : l’addiction des enfants aux réseaux sociaux sciemment entretenue ?
Un procès historique s’ouvre aux États-Unis, mettant en cause le groupe Meta, maison mère de Facebook et Instagram. Les accusations portent sur des pratiques délibérées visant à rendre les adolescents accros aux réseaux sociaux, à travers des mécanismes tels que les likes et les notifications, tout en dissimulant les risques potentiels pour leur santé mentale.
Devant le tribunal, les visages d’enfants, devenus symboles d’un combat contre les réseaux sociaux, sont exhibés par leurs parents. Parmi eux, Amanda, 15 ans, et Alex, 17 ans, ainsi que les prénoms de 400 victimes, sont évoqués. Annalee Schott, qui s’est suicidée à 18 ans, est également mentionnée. Sa mère a partagé des extraits de son journal, révélant un profond mal-être lié à la comparaison avec les autres sur les réseaux.
Les parents et les procureurs de 29 États accusent Meta d’avoir créé une addiction dévorante chez les jeunes. Victoria Hinks, mère d’une victime, s’interroge sur la responsabilité des entreprises face à la protection des enfants : « Dans quelques années, on se demandera ce qui nous a pris de livrer nos enfants à ces entreprises sans réglementation. »
Les procureurs soutiennent que Meta utilise des mécanismes tels que les « j’aime » et le défilement infini de contenu pour générer cette dépendance. Rob Bonta, procureur général de Californie, affirme : « Nous avons la preuve que Meta sait qu’Instagram est nocif pour une part importante des adolescents, en particulier des adolescentes. »
Ce procès est sans précédent, car c’est la première fois que Meta sera confronté à des accusations de cette ampleur devant un tribunal fédéral, avec un risque d’amende pouvant atteindre 200 milliards de dollars.
Source : Franceinfo



