Témoignage poignant au procès de Martin Ney : Stéphane Coulom évoque son fils Jonathan
Ce mercredi 27 mai, au sixième jour du procès de Martin Ney, accusé d’avoir enlevé et tué Jonathan en avril 2004 à Saint-Brevin-les-Pins, le beau-père de l’enfant, Stéphane Coulom, a pris la parole devant la cour d’assises de Loire-Atlantique. Pendant près d’une heure, il a partagé ses souvenirs de son fils, exprimant la douleur et la culpabilité qui hantent sa famille depuis deux décennies.
Stéphane Coulom, 53 ans, a débuté son témoignage en soulignant l’importance de prononcer correctement le nom de Jonathan, insistant sur le « n » final. Il a décrit son fils comme un enfant « joyeux, sensible, rieur, timide et réservé », qui pratiquait le football et adorait les camions de pompiers. Le beau-père a évoqué le manque ressenti, révélant qu’il dort encore avec une taie d’oreiller appartenant à Jonathan pour trouver un apaisement.
Il a également rappelé les difficultés financières de la famille en 2004, qui avaient failli empêcher Jonathan de partir en classe de mer. Un accident de travail survenu au début de l’année avait plongé la famille dans l’incertitude, mais grâce à une aide, Jonathan avait pu participer au voyage.
Stéphane Coulom a décrit la douleur de la perte, notamment le moment où il a été informé de la disparition de son fils par son maître d’école, qui a évoqué une possible fugue. « Je ne croyais pas du tout à la fugue. Sa plus grande crainte, c’était le noir », a-t-il déclaré, soulignant l’angoisse qui a suivi cette annonce.
Le témoignage a profondément ému les jurés, certains affichant des yeux rougis par l’émotion. Coulom a également partagé les conséquences de cette tragédie sur sa vie et celle de sa famille, mentionnant les crises cardiaques qu’il a subies et la lutte pour maintenir la cohésion familiale face à la douleur.
À l’issue de son intervention, il a exprimé son souhait que justice soit faite pour la mémoire de son fils, affirmant : « Je ne demande qu’une chose, c’est le respect et le jugement, que la cour cherche la vérité et la prononce pour ma famille. »
Cette audience s’inscrit dans une affaire tragique qui a marqué la région et soulève des enjeux profonds sur la protection des enfants et la justice.
Source : ici.fr