Quand tu as ton rendez-vous à France Travail, ça te met un petit coup derrière la tête : Joris Dupont se livre sur sa vie de rugbyman au chômage
Sans club depuis plusieurs semaines après la fin de son engagement avec le Stade montois, Joris Dupont, 25 ans, se retrouve au chômage. De retour auprès de sa famille dans la banlieue toulousaine, celui qui a connu le Top 14 avec Castres et sort d’une saison à 22 matchs en Pro D2 se confie sur sa situation et se tient prêt à saisir toute opportunité.
Dupont explique que la fin des négociations avec Mont-de-Marsan a été difficile, soulignant qu’il a reçu une proposition tardive, mais qu’un accord n’a pas pu être trouvé. Il avoue que cela a été fait à contre-cœur.
Concernant ses premiers jours sans club, il déclare : « Ça fait bizarre ! Ça fait assez peur car tu te dis que tu es sorti du circuit. Quand tu as ton rendez-vous à France Travail, ça te met un petit coup derrière la tête. » Il reste néanmoins optimiste quant à la possibilité de trouver une opportunité, notamment en tant que joker médical ou joueur supplémentaire, et il s’entraîne quotidiennement pour être prêt.
En ce qui concerne les contacts avec d’autres clubs, Dupont indique qu’il n’a pas eu beaucoup d’opportunités, précisant un contact avec Béziers qui n’a pas abouti. Il a également reçu des propositions de clubs amateurs, mais il les considère trop risquées.
Pour se maintenir en forme, il essaie de conserver une routine similaire à celle qu’il avait en club, alternant musculation le matin et cardio l’après-midi. Il admet que le rugby lui manque, notamment les séances de passes, qu’il tente de compenser en jouant dans son jardin avec sa compagne.
Au sujet de sa reconversion, Dupont évoque son intérêt pour le golf, une passion de jeunesse, ainsi que son envie potentielle d’enseigner. Il a également un intérêt croissant pour le monde du café.
Il envisage la possibilité de jouer à l’étranger, mais pour l’instant, il se concentre sur le marché français. Dupont mentionne que voir ses anciens coéquipiers s’entraîner et se préparer pour la nouvelle saison est difficile, mais cela le motive à s’entraîner encore plus.
Enfin, il exprime son souhait de voir une initiative similaire à celle de l’Union Nationale des Footballeurs Professionnels (UNFP), qui organise des stages pour les joueurs chômeurs, afin d’aider les rugbymen dans une situation similaire à la sienne.
Source : Rugbyrama


