Prix du gaz : augmentation du repère CRE en octobre en raison de la hausse des coûts énergétiques.

Prix du gaz : pourquoi le repère CRE grimpe en octobre

Prix du gaz : pourquoi le repère CRE grimpe en octobre

Le prix repère de vente du gaz (PRVG) a enregistré une hausse de 6,3 % au 1er octobre, atteignant 182,88 euros par mégawattheure (MWh) toutes taxes comprises (TTC), contre 172,05 euros en septembre. Cette revalorisation, publiée par la Commission de régulation de l’énergie (CRE), est anticipée à l’approche de la saison hivernale et est due uniquement à l’évolution des coûts d’approvisionnement sur les marchés de gros, sans changement des taxes ni des tarifs de distribution et de transport.

Cette augmentation impacte directement les ménages ayant un contrat indexé sur ce prix repère, entraînant un surcoût moyen estimé par la CRE à 5,28 euros TTC sur la facture du mois d’octobre. Pour l’année 2026, le régulateur prévoit que la facture moyenne pourrait dépasser de 10 % celle de 2025, soit environ 120 euros TTC supplémentaires, sous réserve d’une stabilisation des prix d’ici décembre.

Chiffres clés du prix repère du gaz en octobre :

  • Prix repère au MWh TTC : 182,88 euros (contre 172,05 euros en septembre, soit +6,3 %).
  • Impact moyen en octobre : +5,28 euros TTC sur la facture mensuelle des offres indexées.
  • Projection annuelle 2026 : +10 % par rapport à 2025 (soit environ +120 euros TTC), sous réserve de stabilisation des cours d’ici décembre.
  • Coût d’approvisionnement : 52,30 euros par MWh en septembre (contre 44,77 euros en août).
  • Part des contrats fixes : Environ 40 % des clients résidentiels à la fin 2025.

La hausse des prix est exclusivement liée à l’augmentation des coûts d’approvisionnement du gaz sur les marchés de gros, sans que cela n’implique une hausse des tarifs des réseaux ou des taxes.

Pour le calcul du tarif d’octobre, la CRE a pris en compte les prix observés du 1er au 31 août sur la plateforme EEX. La formule utilisée repose à 80 % sur l’indice month ahead et à 20 % sur l’indice quarter ahead. Ainsi, le coût d’approvisionnement représentatif a augmenté de 44,77 euros par MWh en août à 52,30 euros en septembre, après avoir fluctué entre 27,31 euros et 47,48 euros depuis le début de l’année.

Le PRVG, qui a remplacé le tarif réglementé depuis le 1er juillet 2023, ne peut pas être souscrit directement par les ménages, car il sert d’indicateur de comparaison. Les fournisseurs élaborent leurs propres grilles tarifaires.

Environ 40 % des ménages ayant un contrat à prix fixe ne subiront pas de modifications tarifaires lors des mises à jour mensuelles du PRVG tant que leur contrat est valide.

La facture de gaz d’un ménage se compose de trois éléments : la fourniture (coûts d’achat, commerciaux, marge, prime de risque, obligations CEE et biogaz), l’acheminement (réseaux de transport, stockage et distribution) et les taxes (CTA, accise sur le gaz naturel, TVA).

En ce qui concerne l’impact anticipé pour l’année 2026, la CRE estime qu’environ 10,31 millions de ménages disposent d’un contrat de gaz naturel. Sous réserve de stabilisation des prix d’ici décembre, la facture moyenne pourrait dépasser de 10 % celle de 2025.

Les tensions internationales, en particulier dans le détroit d’Ormuz, influencent indirectement les prix, les craintes concernant l’offre et les routes maritimes faisant augmenter les contrats négociés sur les marchés européens.

Les consommateurs sont invités à examiner attentivement leur contrat, en vérifiant la nature du prix, l’indice de référence, la fréquence de révision, la durée d’engagement et le coût de l’abonnement, afin d’optimiser leur consommation.

Source : Commission de régulation de l’énergie (CRE)

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