Prix du carburant : l’État perd 80 millions d’euros de recettes fiscales
Les recettes fiscales liées aux carburants ont chuté de plus de 80 millions d’euros au cours des six premiers mois de 2026 par rapport à la même période en 2025, a annoncé le ministre des Comptes publics, David Amiel, le 6 juillet sur RTL.
Cette baisse des recettes est survenue malgré une hausse des prix du carburant, qui a commencé le 28 février en raison de la guerre au Moyen-Orient. Bien que cette situation ait entraîné des revenus plus élevés par litre vendu, les consommateurs ont réduit leurs achats d’essence et de diesel, impactant ainsi les recettes fiscales de l’État. David Amiel a déclaré : « Heureusement qu’on n’a pas écouté ceux qui nous disaient “utilisez cette cagnotte pour financer les aides” car “il n’y a pas eu de cagnotte”. »
Fin mai, le ministre de l’Économie, Roland Lescure, avait indiqué que la consommation de carburants avait diminué de 14 % entre le 1er et le 20 mai par rapport à l’année précédente, une tendance attribuée à la hausse des prix due au conflit. Il a noté que les Français modifiaient leurs comportements, conduisant moins, pratiquant le covoiturage et augmentant le télétravail.
En ce qui concerne les prix, le gazole se vendait 1,72 euro le litre au 27 février. Après les frappes israélo-américaines en Iran, son prix a grimpé, atteignant presque 2,40 euros le litre, soit une augmentation de près de 40 %. Cependant, depuis la signature d’un accord entre les États-Unis et l’Iran mi-juin, les prix du pétrole brut ont considérablement baissé, se stabilisant autour de 70 dollars, bien que les prix à la pompe restent en moyenne 10 % plus élevés qu’avant la guerre.
Le Rassemblement national a appelé à une réduction de la TVA sur les carburants à 5,5 %, contre 20 % actuellement, pour alléger la charge sur les automobilistes. Toutefois, cette demande est jugée incompatible avec le droit européen, qui interdit d’appliquer un taux de TVA inférieur à 15 % sur les carburants, selon des experts.
Source : RTL