Prison ferme requise contre deux ultras de l’OGC Nice après des violences sur des joueurs
Le parquet de Nice a requis des peines de prison ferme à l’encontre de deux anciens responsables de la Populaire Sud, jugés pour leur implication dans les violences survenues au centre d’entraînement de l’OGC Nice après la défaite contre Lorient en novembre 2025. Le jugement sera rendu le 11 septembre.
Les incidents se sont produits le 30 novembre 2025, lorsque plus de 200 supporters ont bloqué le bus des joueurs à l’entrée du centre d’entraînement pour exprimer leur mécontentement suite à une défaite (3-1) contre Lorient. Les deux prévenus, Anthony D., 32 ans, et Mohamed C., 42 ans, connus des responsables de la sécurité du club, avaient été autorisés à monter à bord du bus, promettant aux joueurs qu’aucune violence ne se produirait. Les dirigeants du club avaient alors accepté que les joueurs parcourent les derniers mètres à pied.
Cependant, la situation a rapidement dégénéré. Si certains joueurs ont pu rejoindre les grilles sans encombre, d’autres, dont Terem Moffi et Jérémie Boga, ont été pris à partie, subissant crachats, insultes et bousculades. Les deux joueurs, ainsi que l’OGC Nice, ont déposé plainte le lendemain.
Au cours des débats, le procureur Damien Martinelli a qualifié les faits de « guet-apens », affirmant que les violences n’auraient pas eu lieu sans l’intervention des deux prévenus pour convaincre les joueurs de descendre du bus. Le parquet a requis deux ans de prison, dont un an ferme, contre Mohamed C., et deux ans de prison ferme avec mandat de dépôt contre Anthony D., en plus de la révocation d’un an de sursis probatoire lié à une précédente affaire de violences.
La défense conteste ces accusations, affirmant que les prévenus n’ont pas porté de coups et ont tenté d’éviter un affrontement. Les avocats des prévenus soutiennent qu’une condamnation nuirait au dialogue avec les groupes de supporters.
L’enquête a également révélé que la majorité des quinze policiers présents n’avaient pas constaté de violences physiques ce soir-là. Bien que Terem Moffi et Jérémie Boga ne présentent pas de lésions physiques, ils ont été décrits comme psychologiquement marqués par les événements.
Le jugement final est attendu le 11 septembre.
Source : NicePremium.


