Primaire du PS et de l’espace social-démocrate : le tarif de la discorde
Alors que le vote pour désigner un candidat commun du Parti socialiste (PS) et de Place publique est prévu pour octobre, le montant de la participation au scrutin suscite des tensions. Certains dénoncent un tarif trop élevé, qui pourrait décourager de nombreux sympathisants de gauche, tandis que d’autres estiment qu’il sert à limiter l’influence d’électeurs extérieurs au camp social-démocrate.
Le 10 juillet dernier, les militants du PS ont opté pour une primaire « fermée » afin de désigner leur candidat à l’élection présidentielle, avec 55,5 % des voix en faveur de cette option. Cette décision réserve le vote aux seuls adhérents du PS et des organisations politiques affiliées, comme Place publique, fondé par Raphaël Glucksmann. L’ouverture à des non-adhérents n’est pas exclue, mais elle dépendra d’un tarif de participation qui fait débat.
Un tarif « barrage » ?
Selon L’Opinion, le montant de la participation envisagé s’élèverait à 15 euros pour ceux qui ne sont pas adhérents du PS ni de Place publique. Une réduction à 10 euros est envisagée pour les électeurs non imposables. Ce montant suscite des critiques, notamment de la part d’Olivier Faure, le premier secrétaire du PS, qui plaide pour un tarif plus accessible. Ségolène Royal, finaliste de l’élection présidentielle de 2007, a également exprimé son mécontentement, qualifiant ce tarif de « trop cher » et soulignant l’inadéquation entre cette somme et la baisse du pouvoir d’achat. Elle propose un montant de 5 euros.
Le député Philippe Brun, également candidat à la primaire, a proposé un tarif de 5 euros et a suggéré de créer une « caisse populaire » pour financer les adhésions des ouvriers et employés souhaitant participer. Il a critiqué le risque d’une primaire dominée par un électorat privilégié, affirmant que « la gauche a été inventée pour défendre les ouvriers et les employés ».
Cette question de la participation financière est perçue par certains socialistes comme une me tactique pour éviter que des électeurs extérieurs, notamment de La France insoumise (LFI) ou du Rassemblement national (RN), influencent le choix du candidat socialiste. Cécile Fadat, membre du cabinet de Carole Delga, présidente PS de la région Occitanie, a affirmé qu’une participation symbolique était préférable.
Les modalités pratiques de la primaire devraient être définitivement tranchées lors du prochain « parlement du PS », prévu le 25 août.
Source : LCP


