Primaire de la gauche : un débat sur son élargissement
La primaire de la gauche, annoncée avec peu d’enthousiasme il y a quelques semaines, suscite désormais un intérêt croissant à l’approche des candidatures, prévues les 9 et 10 octobre. Ce scrutin électronique vise à désigner le candidat social-démocrate pour la présidentielle de 2027. Cependant, des tensions émergent au sein de la gauche, notamment concernant le périmètre des candidats.
Une centaine d’élus socialistes réclament l’élargissement de la primaire à des personnalités comme Marine Tondelier (les Écologistes), François Ruffin (Debout !) ou Matthieu Pigasse, banquier d’affaires. Olivier Faure, leader du Parti socialiste (PS) et candidat à cette primaire, soutient également cette initiative. Patrick Mennucci, président du comité d’organisation, souligne que « le périmètre de la primaire socialiste et démocrate est circonscrit par le protocole signé après délibération des instances du PS, de PP et de GRS », indiquant ainsi qu’aucun changement ne sera accepté après le début de la procédure.
Ce débat survient alors que Raphaël Glucksmann, considéré comme le favori, fait face à une opposition au sein du PS. Selon les sondages, il est crédité de 12 à 14 % des voix au premier tour. Bien qu’il ait initialement été réticent à l’idée d’une primaire, il a finalement accepté cette démarche, espérant qu’une forte participation (les non-adhérents peuvent voter moyennant 15 euros) lui permettra de dépasser la barre des 15 %.
Ses concurrents, dont Olivier Faure, Ségolène Royal et trois députés, ne lui faciliteront pas la tâche. Certains pourraient évoquer son passé, notamment sa présence à un meeting de Nicolas Sarkozy en 2007, renforçant un sentiment de rejet. Ce contexte pourrait bénéficier à Jean-Luc Mélenchon, qui mène actuellement dans les sondages, ou à François Hollande, qui se positionne comme un recours pour la social-démocratie.
Source : Le Progrès

