La pression s'accentue sur le Conseil fédéral pour que la Suisse participe au programme Copernicus

La pression s’accentue sur le Conseil fédéral pour que la Suisse participe au programme Copernicus

Alors que des incendies sévissent en Europe, les pressions politiques se font de plus en plus vives pour que la Suisse rejoigne le programme Copernicus. Ce programme européen permet notamment de suivre le cycle des feux dans le monde entier. Toutefois, la Suisse a renoncé à y participer à plusieurs reprises.

Il n’a pas fallu attendre que des incendies ravagent plusieurs pays européens pour que le Parlement presse le Conseil fédéral. En juin dernier, le Conseil national avait déjà formulé une demande pour que la Suisse soit associée à ce programme d’observation de la Terre.

La menace actuelle des feux de forêt rend ce retrait encore plus préjudiciable pour la Suisse, selon le conseiller aux États Vert Fabien Fivaz. « Pour l’instant, on est relativement épargnés, mais on sait que ces prochains mois ou ces prochaines années, on pourrait avoir des situations difficiles au niveau des feux de forêt », a-t-il déclaré dans le 12h30 de la RTS. « C’est un outil qui permettrait à la Suisse non seulement de régler les conséquences des feux de forêt, mais aussi toute la question de la surveillance. »

L’Office fédéral de l’environnement peut actuellement accéder aux données brutes de Copernicus, mais pas en temps réel. La Suisse ne peut pas non plus activer elle-même les services opérationnels, et aucune collaboration n’est possible avec les scientifiques du programme.

Le Conseil fédéral justifie son retrait par des raisons financières. Selon Albert Rösti, conseiller fédéral en charge de l’Énergie et de l’environnement, la participation de la Suisse au programme coûterait 48 millions de francs par an. Lors de la session parlementaire de juin, plusieurs élus, dont Isabelle Chappuis, conseillère nationale du Centre, ont souligné l’importance de ce programme et la nécessité pour la Suisse de contribuer à son financement.

Le Conseil fédéral prévoit de réexaminer la question en 2032, mais il devra peut-être le faire plus tôt. Le Conseil des États décidera, au plus tard en début d’année prochaine, s’il presse également le gouvernement à s’associer au programme Copernicus dans les plus brefs délais.

Source : Gabriela Cabré/edel

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