Présidentielle : une majorité de Français réclame un changement social et politique.

Présidentielle : un « vrai changement social et politique » attendu par une grande majorité de Français

Présidentielle : un « vrai changement social et politique » attendu par une majorité de Français

Pour l’élection présidentielle de l’année prochaine, 71 % des Français affirment attendre un « vrai changement social et politique », en hausse par rapport à 51 % avant la présidentielle de 2022. Par ailleurs, 54 % des Français estiment qu’il est nécessaire de transformer la société « en profondeur », dont 26 % souhaitent une transformation « radicale », selon un sondage réalisé par Ipsos-BVA en collaboration avec plusieurs institutions, dont Le Monde et le Cevipof.

La situation du pays va « se détériorer », selon les sondés

Les 13 000 Français interrogés expriment un fort pessimisme quant à la situation nationale, marquée par un recul économique et une crise des finances publiques. Les sentiments d’« inquiétude » atteignent 59 % (contre 38 % en octobre 2021), tandis que 51 % se déclarent « incertains » et 30 % se disent en « colère », un chiffre en hausse par rapport à 16 % précédemment. Près des trois quarts des sondés (74 %) estiment que la situation du pays va « se détériorer », contre 45 % avant la présidentielle de 2022.

Le Pen en tête des intentions de vote

Concernant les intentions de vote, le sondage confirme que Marine Le Pen est largement en tête pour le premier tour, avec des estimations variant entre 33 % et 35 %. Elle est suivie par Jean-Luc Mélenchon et Édouard Philippe, selon six configurations électorales testées. Dans quatre de ces scénarios, Mélenchon accède au second tour avec des intentions de vote allant de 15,5 % à 17 %. Il est devancé par l’ex-Premier ministre d’Emmanuel Macron uniquement lorsque ce dernier est le seul candidat du bloc central.

Une « bascule populiste » possible ?

Avec une forte demande de radicalité et des sentiments négatifs croissants, la France semble prédisposée à une « bascule populiste », selon Brice Teinturier, directeur délégué d’Ipsos. Bien qu’une telle évolution ne soit pas inéluctable, elle incite les candidats traditionnels à proposer des mes radicales, ce qui pourrait banaliser le populisme et fragiliser les partisans de la démocratie représentative.

(*) Étude réalisée en ligne entre le 3 et le 9 septembre auprès de 13 060 Français inscrits sur les listes électorales, suivant la méthode des quotas. Marge d’erreur comprise entre 0,2 et 0,9 point.

Source principale : Ipsos-BVA, Le Monde

Source

Comments

No comments yet. Why don’t you start the discussion?

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *