Présidentielle en Zambie : forte mobilisation des électeurs, le scrutin s’est déroulé dans le calme
À l’issue du premier tour de l’élection présidentielle en Zambie, qui s’est tenu le jeudi 13 août, l’heure est au dépouillement. Bien que le scrutin ait eu lieu sans incidents majeurs à Lusaka, avec une présence policière significative, des inquiétudes persistent quant à une possible manipulation des résultats, alors que le président sortant, Hakainde Hichilema, se présente pour un second mandat.
Les bureaux de vote ont fermé en Zambie, où près de 9 millions d’électeurs étaient appelés aux urnes pour élire leur président et leurs députés. La journée a été marquée par une forte mobilisation, et le scrutin s’est globalement déroulé dans le calme. Hakainde Hichilema, confronté à treize adversaires, a appelé au respect du verdict des urnes. Le dépouillement, qui commence maintenant, est crucial pour asr la transparence des résultats.
Sur le terrain, des files d’attente se sont formées bien avant l’ouverture des bureaux de vote, certains électeurs se présentant dès une heure du matin, soit cinq heures avant le début du scrutin. À Lusaka, la capitale, les rues sont restées calmes, avec peu de circulation et une forte présence des forces de l’ordre. Selon Blessing Ivan Vava, un observateur du scrutin, « c’est très calme. Si vous ne tombez pas sur les files d’attente devant les bureaux de vote, vous pourriez presque ne pas vous rendre compte qu’il y a une élection. »
Hakainde Hichilema a voté à 13 heures locales, accompagné de sa famille, et a défendu son bilan tout en reconnaissant qu’il reste encore « beaucoup à faire ». Son principal adversaire, Brian Mundubile, a quant à lui accusé la police d’entraver sa campagne, déclarant avant le scrutin : « Il ne vous reste que quelques heures comme commandant en chef. Faites ce qu’il faut pendant qu’il en est encore temps. »
À l’issue du scrutin, l’attention se tourne vers le dépouillement, en particulier vers le document clé, le Gen 20, qui certifie le résultat de chaque bureau de vote. L’absence potentielle d’agents de l’opposition dans certains bureaux suscite des inquiétudes. Blessing Ivan Vava a souligné que « dans certaines zones où les agents de l’opposition ne sont pas présents, il existe une crainte de manipulation par les présidents de bureaux, qui peuvent éventuellement être de connivence avec des agents du parti au pouvoir ». Cette situation est d’autant plus préoccupante que l’opposition n’a pas réussi à présenter des candidats dans toutes les circonscriptions, limitant ainsi la présence de ses agents dans certains bureaux de vote.
Source : RFI



