Présidentielle 2027 : Raphaël Glucksmann, rassembleur de la gauche, pour un meeting qui avait tout d’un lancement de campagne
Raphaël Glucksmann a tenu un meeting à Aubervilliers le 13 juin, où l’atmosphère évoquait celle d’un lancement de campagne présidentielle. Bien que n’annonçant pas officiellement sa candidature, le député européen a rassemblé ses soutiens dans une salle remplie de 2 500 places, ornée de banderoles et de drapeaux tricolores.
Lors de cet événement, il a exprimé son désir de « réveiller une envie de justice, de liberté, de solidarité » parmi les Français. Glucksmann a critiqué la dépendance du pays aux énergies fossiles, à l’industrie chinoise et aux technologies numériques, promettant de faire de la France une « république écologique ».
Il a également dénoncé l’extrême droite, affirmant qu’elle voulait « vendre la France à Trump et Poutine ». Le député a souligné son expertise sur les enjeux internationaux, insistant sur l’importance de continuer à parler de ces sujets.
Parmi les personnalités présentes, plusieurs figures politiques de gauche, ainsi que des acteurs de la société civile, ont affiché leur soutien. Deux présidents de région, Carole Delga et François Bonneau, ainsi que des figures du quinquennat de François Hollande, étaient également présents.
Glucksmann a évoqué un délai de « trois mois » pour décider de sa candidature, tout en affirmant que cette période était une « marque de respect » envers les autres formations politiques. Son conseiller a déclaré qu’il s’agissait de prouver leur capacité à rassembler une gauche non-mélenchoniste.
Le député a également reconnu que son électorat cible comprendrait davantage les socio-démocrates et le centre-gauche, plutôt que la gauche radicale, en raison des divergences avec Jean-Luc Mélenchon. Ce dernier, selon les sondages, devance Glucksmann, avec 16 % des intentions de vote contre 11 % pour le député européen.
Des discussions au sein du Parti socialiste (PS) se poursuivent concernant le soutien à Glucksmann, certains membres plaidant pour une primaire afin de réduire le nombre de candidatures à gauche.
Cette séquence semble bénéficier à Glucksmann, qui, en occupant la scène médiatique, cherche à établir une dynamique favorable en vue de l’élection présidentielle de 2027.
Source : Public Sénat
